Thann Des airs d’opéra à la portée des lycéens

Le Centre de documentation et d’information (CDI) du lycée Scheurer-Kestner, à Thann, a accueilli récemment deux artistes lyriques de renommée, pour une animation sur le thème de l’opéra, pour des élèves de 1re et terminale.

Les deux musiciennes, Martine Hickenbick, soliste soprano, et Anne Brezovski, pianiste (à gauche), avec les élèves du lycée Scheurer-Kestner, à Thann, au CDI de l’établissement, pour une séance consacrée à l’opéra. Photo L’Alsace/M.T.
Les deux musiciennes, Martine Hickenbick, soliste soprano, et Anne Brezovski, pianiste (à gauche), avec les élèves du lycée Scheurer-Kestner, à Thann, au CDI de l’établissement, pour une séance consacrée à l’opéra. Photo L’Alsace/M.T.

« À plusieurs reprises, nos élèves étaient très nombreux à se déplacer en car, pour assister à des spectacles d’opéra, donnés à la Filature de Mulhouse », témoigne Martine Lang-Morel, proviseur adjointe du lycée Scheurer-Kestner, à Thann. Cet engouement pour l’art lyrique, exprimé par près d’une centaine de lycéens, s’est encore manifesté vendredi dernier, lors de la présentation d’un échantillonnage très éclectique de grands airs d’opéra, composés par Giordani, Verdi, Offenbach, Puccini, Mozart, Gounot et Bizet. Des extraits ont été interprétés tout en finesse, en nuances et avec émotion par Martine Hickenbick, soliste soprano, professeur de chant lyrique aux nombreuses références et accompagnée par Anne Brezovski, pianiste, ancienne élève des conservatoires de Mulhouse et Colmar.

Au final, les élèves de 1re L et ceux de terminale L ont chaleureusement ovationné les deux interprètes et repris tous ensemble Habanera , l’extrait du Carmen de Georges Bizet, partageant ainsi une expérience concrète et très enrichissante sur le plan culturel.

Cette séance est le fruit d’une mobilisation en tous points exemplaire. Pour l’occasion, le CDI était transformé en salle de spectacle, avec affiches et flyers pour communiquer sur l’événement. Des interventions interdisciplinaires avaient été effectuées en amont, en anglais, lettres classiques, histoire et mathématiques. L’opération a bénéficié des encouragements de la direction de l’établissement, représentée par le proviseur Christian Kaemmerlen, accompagné de son adjointe et de la documentaliste, Simone Meyer. Les élèves en avaient profité pour exposer le contexte historique et social de chaque extrait, avec une introduction subtilement théâtralisée de Yann, qui a déclamé sur un ton martial Ah que j’aime les militaires ! , un extrait tiré de l’opéra-bouffe d’Offenbach, qui a impressionné l’auditoire.

Pour clore la séance, un débat portait sur le parcours et la carrière des deux musiciennes professionnelles.

La famille Trapp a donné du bonheur

L’histoire captivante de la famille Trapp a séduit les spectateurs samedi soir au cercle Saint-Thiébaut. Une pièce musicale qui met du baume au cœur.

Le 18/12/2015 05:01 par Marc Lanoix
Maria a apporté de la fraîcheur et de la gaieté dans la vie de la famille Trapp. Photo L’Alsace Maria a apporté de la vie et de la gaieté dans la vie de la famille Trapp.  Photo L'Alsace / Marc Lanoix
Maria a apporté de la fraîcheur et de la gaieté dans la vie de la famille Trapp. Photo L’Alsace Maria a apporté de la vie et de la gaieté dans la vie de la famille Trapp.  

 

L’histoire de la famille Trapp La mélodie du bonheur est pleine de tendresse et teintée d’un zeste de merveilleux. Le film avait connu un beau succès à sa sortie dans les années 1960. Adaptée pour la scène par Michel Tschann, assisté de Josiane Jehlen et André Walgenwitz, elle a constitué un véritable petit bonheur pour les spectateurs qui ont assisté à la première samedi 12 décembre au Cercle Saint-Thiébaut.

L’ambiance famille nombreuse a vite conquis le public. Tout comme le destin de conte de fée de l’héroïne, Maria, interprétée par une Sylvie Fontaine resplendissante. Autant à l’aise dans son aube de Bénédictine, que dans sa longue et noire robe de bal, dans un costume autrichien plus traditionnel ou encore dans l’éblouissante robe de mariée finale.

À ses côtés, Daniel Martin campait un capitaine de marine Von Trapp à la rigidité toute militaire. Habitué à mener son entourage à la baguette, ou plutôt au coup de sifflet. Les sept enfants de Von Trapp dans leurs divers costumes typés bonne famille étaient plus vrais que nature. Tout comme Michèle Flury en aristocrate froide et cynique, ou encore Cathy, mère supérieure conforme à l’imaginaire laïc mais dotée cependant d’une insoupçonnée ouverture d’esprit.

Et puis, les tableaux scéniques se sont succédé durant plus d’une heure, mêlant avec bonheur fresques bucoliques, moments tendresse, pur romantisme, caricatures sociétales et accents de comédie musicale.

En contrebas de la scène, de talentueuses jeunes pousses de l’école de musique de Cernay avec flûtes, clarinettes, saxophones, trompettes, clavier et percussions, adroitement dirigées par Jean-François Nuss, et quelques harpistes de l’école de musique de Thann entraînées par Mireille Iselin. Ils donnaient du rythme à l’ensemble et veillaient à la fluidité des transitions. Les costumes, confectionnés avec art et précision, tout comme une petite escouade de sémillantes marionnettes à bâton et de talentueux figurants, ont apporté une appréciée contribution à l’enthousiasmante performance des Comédiens de Saint-Théobald. Le chant a été omniprésent et le public n’a pas manqué de s’essayer à l’interprétation d’ Edelweiss , collines que j’aime ou do-ré-m i. Des « mélodies du bonheur » qui égayeront prochainement encore les allées du marché de Noël du centre-ville.

Masevaux Festival d’orgue : un premier concert de qualité

Le 21/07/2015

Le concert d’une remarquable qualité musicale, donné dimanche soir à l’église Saint-Martin de Masevaux, marquait l’ouverture du 39e festival international d’orgue. 

Maria Virginia Savastano, l’une des grandes ambassadrices de l’art lyrique à Masevaux.  Photo L’Alsace/M.T.
Maria Virginia Savastano, l’une des grandes ambassadrices de l’art lyrique à Masevaux.  

Durant le 39e festival international d’orgue, un hommage est rendu à Alfred Kern, créateur du grand orgue de Masevaux qui a remplacé le célèbre Callinet détruit dans l’incendie du 27 juin 1966. Mais l’instrument emblématique de ce festival était paradoxalement absent du premier concert. Il n’empêche que ce dernier était d’une remarquable qualité musicale.

Plus de 500 mélomanes et de nombreuses personnalités civiles et religieuses ont applaudi à tout rompre la prestation de l’Ensemble Diderot, fondé en 2009 par le violoniste Johannès Pramsohler et considéré depuis comme l’un des meilleurs orchestres de chambre d’Europe. Quant à la cantatrice argentine, Maria Virginia Savastano, sa superbe voix de soprano pure, ample et bien timbrée aux aigus faciles et clairs, a fait merveille.

Portant le nom de Denis Diderot et réputé pour ses interprétations vivantes et virtuoses de la musique des XVIIe et XVIIIe siècles, l’orchestre à cordes était dirigé avec la plus grande précision et une intuition sans faille par Johannès Pramsohler, directeur artistique et premier violon. Plusieurs compositeurs du siècle des Lumières, plus ou moins contemporains, Antonio Maria Montanari, Antonio Vivaldi et son célèbre concerto pour quatre violons, L’Estro Armonico , Georg Friedrich Haendel et Johann Sebastian Bach, ont été mis à l’honneur.

Une maîtrise vocale et puissante émotion

Tous ont acquis durant leur temps un rayonnement international. Haendel avait le consentement du roi d’Angleterre et déjà dix ans auparavant, le jeune musicien, arrivé en Italie, s’était placé à Rome sous la protection du cardinal Pamphili, pour lequel il écrivit une cantate italienne particulièrement splendide, Il Delirio Amoroso.

Quant à la célèbre pièce de Bach, Jauchzet Gott in allen Landen , c’est la cantate jubilatoire par excellence. Chef-d’œuvre absolu du répertoire sacré, tour à tour lumineuse, mélancolique, grave… elle a transporté l’auditoire vers un grand moment de bonheur. La trompette et la soprane y rivalisent d’agilité, dès les vocalises de la première aria jusqu’à l’Alleluia final. Maria Virginia Savastano a la pureté d’émission requise, la souplesse, la longueur de souffle, l’articulation aussi.

Les morceaux sont abordés avec une égale maîtrise vocale tout en conférant une réelle expressivité aux textes que l’artiste joue, vit, projetant au-delà de son ouvrage, une puissante émotion. Ovationnés par un public enthousiaste, la soprane et l’ensemble Diderot ont offert un bis merveilleux, point d’orgue à un beau récital lyrique.

Spectacle « Ernest », un numéro de haute voltige théâtrale à la Grange

« Ernest ou comment l’oublier » est le titre de la pièce programmée samedi à la Grange Burcklé, à Masevaux.


« Ernest viendra-t-il ? », se demandent Yvonne et Marie-Louise, perplexes.  Photo L’Alsace/M.T.
« Ernest viendra-t-il ? », se demandent Yvonne et Marie-Louise, perplexes.  Photo L’Alsace/M.T.

Ernest ou comment l’oublier est une pièce d’Ahmed Madani, mise en scène par Françoise Kovacic, qui a été jouée samedi à la Grange Burcklé, à Masevaux. À la régie, Julie Nowonik. Yvonne et Marie-Louise, deux anciennes artistes de cirque, ont été interprétées par Claudine et Astrid, de la compagnie Versatile.

On le savait dès le départ, Ernest, on l’oubliera… Par contre, ces deux mamies survoltées, on ne les oubliera pas de sitôt ! Du début à la fin, elles gesticulent, virevoltent, se trémoussent, se déchaînent et réalisent en un temps record un numéro de jonglerie théâtrale de haute voltige. Si, par moments, Astrid s’étale sur le parquet, c’est ensuite reparti de plus belle… Chacune parvient à s’agripper à l’échelle et placera la barre du burlesque au plus haut niveau.

Anciennes funambules et trapézistes du Cirque Ernesto, ces deux commères désabusées et bien mal fagotées dégotent pêle-mêle à l’intérieur d’un placard vétuste tout un attirail de souvenirs hétéroclites et passent leur temps à se chamailler en guettant le retour improbable de leur cher Ernest.

Hélas, la vieillesse calmera leur ardeur amoureuse. Ernest ne viendra pas. Ce sera la perte des illusions pour ces deux femmes accrochées à leur passé… Elles finiront par lâcher prise et un jour se transformer elles aussi en poussière.

Claudine Lengert et Astrid Beltzung ont beaucoup apprécié de pouvoir travailler huit jours en résidence à la Grange avec l’idée d’entreprendre une tournée pour faire rire, réfléchir sur l’amitié, l’amour mais aussi sur l’absence, la vieillesse, le temps qui passe inexorablement. Un public hilare a chaleureusement ovationné les deux comédiennes.

Le concert de la deuxième partie de la soirée était animé par le groupe sundgauvien Crécelles et murmures. Il a comblé l’assistance en interprétant des airs irlandais, alsaciens et des compositions personnelles teintées de poésie.

Thann Clap de fin au théâtre alsacien

Le Théâtre alsacien de Thann (TAT) a été dissous à l’issue de sa dernière assemblée générale qui s’est tenue durant l’été.


Un dernier carré du Théâtre alsacien de Thann, réuni en 2010, dans la comédie écrite par Mélasse (2 e à gauche). Photo L’Alsace/M.T.
Un dernier carré du Théâtre alsacien de Thann, réuni en 2010, dans la comédie écrite par Mélasse (2 e à gauche). Photo L’Alsace/M.T.

 

Les anciens s’en doutaient un peu. À présent, c’est officiel. La troupe a jeté l’éponge. Depuis sa dernière représentation A Katzasprung em Mittelalter donnée en avril 2010 au Cercle Saint-Thiébaut, le Théâtre alsacien de Thann (TAT) n’est plus monté sur les planches. Marie-Louise Diemunsch, qui préside l’association depuis 2002, et son comité, réduit à cinq membres, ont jugé bon de mettre un terme à leur activité. « La page est tournée ! », admet Marie-Louise. Triste et résignée, elle feuillette les albums photos du TAT, qui remuent des souvenirs. Des temps glorieux, où la structure, fondée en 1984 par Raymond Koegelé, président jusqu’en 1995, faisait salle comble au Relais culturel. Depuis sa première représentation, en décembre 1984, avec D’schwarza Katz , chaque année était marquée par une nouvelle comédie en dialecte.

En 1985, D’r Dickkopf , interprété par des piliers comme Charles Hippler, Marcel Deutsch, Henri Schmitt et au chant par Jean-Paul Schwebel, faisait rire aux éclats plus d’un Thannois et bien d’autres amateurs du genre, venus des communes voisines. Cette comédie avait même été reprise à l’Écomusée d’Ungersheim et filmée par FR3 Alsace.

En ce temps-là et sous les présidences de Raymond Koegelé, puis Joseph Garnier (1995-1999) et Daniel Diemunsch (1999-2002), les membres du TAT dansaient en costume traditionnel à toutes les fêtes et manifestations populaires du secteur. Ils ont lancé sur les planches de nouveaux acteurs, comme André Walgenwitz, Roland Minéry, Marie-Claude Stahl, Dominique et Isabelle Fieller.

Quelques noyaux font de la résistance

Mais les temps ont changé. Le théâtre alsacien et ses acteurs ont pris des rides et les jeunes générations peinent à saisir les subtilités de la langue, souvent intraduisibles. Quelques salles, à Guebwiller, Saint-Amarin ou dans les villages des environs, attirent toujours un public resté fidèle à la culture régionale. Mais, dans bien des cas, le théâtre dialectal peine à survivre.

Thann Théâtre à la tour des sorcières

Jeudi soir 4 juin, Le relais culturel Pierre Schiélé a participé au Festival des caves, exploitant le cadre du caveau de la tour des sorcières. Un lieu insolite pour cette représentation émouvante.


La nouvelle de Jean Giono racontée avec émotion par Marc Toupence, comédien de la compagnie du pilier.  Photo Michel Tschann
La nouvelle de Jean Giono racontée avec émotion par Marc Toupence, comédien de la compagnie du pilier.  Photo Michel Tschann

A 20 h 30, le public attendait dans le hall le signal du départ. Le secret était bien gardé car rien n’a filtré quant au lieu où devait se jouer « L’homme qui plantait des arbres » d’après la nouvelle de Jean Giono écrite entre les deux guerres mondiales.

Après quelques minutes de marche, la colonne des spectateurs traversa la place du Bungert et s’engagea sous les voûtes du caveau de la tour des sorcières qui habituellement servait de musée du vin. À cet endroit se dressait la silhouette de Marc, un comédien, éclairé par une faible lumière. Il porta son regard inquiet sur les visiteurs avant de raconter l’histoire singulière d’un berger silencieux nommé Elzéard Bouffier.

Ce berger solitaire plantait des arbres car « il avait jugé que ce pays mourait par manque d’arbres. En 1913, ce hameau de dix à douze maisons avait trois habitants. Ils étaient sauvages, se détestaient, vivaient de chasse au piège : à peu près dans l’état physique et moral des hommes de la préhistoire. » signale le comédien-narrateur.

Puis méthodiquement, Elzéard met quotidiennement en terre cent graines qui donnent dix pour cent de résultat et cela pendant près de quarante ans. À la fin de sa vie, sa « forêt naturelle » prend racine dans sa région des Alpes Provençales, entre Banon et Vergons.

Le reboisement va totalement transformer la région auparavant désertique en un agréable lieu de vie et pour finir, cette fable écologique livre un message optimiste. « Quand je réfléchi qu’un homme seul, réduit à ses simples ressources physiques et morales, a suffi pour faire surgir du désert ce pays de Canaan, je trouve que, malgré tout, la condition humaine est admirable. Mais, quand je fais le compte de tout ce qu’il a fallu de constance dans la grandeur d’âme et d’acharnement dans la générosité pour obtenir ce résultat, je suis pris d’un immense respect pour ce vieux paysan sans culture qui a su mener à bien cette œuvre digne de Dieu. Elzéard Bouffier est mort paisiblement en 1947, à l’hospice de Banon ».

Marc Toupence fait partie de la compagnie du théâtre du pilier. Il a mis une intense émotion en racontant l’histoire Elzéard. Sa voix résonnait sous les voûtes du caveau, elle exprimait l’admiration, le désespoir, la colère, l’apaisement. Le regard aussi suppliait la rangée des spectateurs.

Vers la fin, ce regard s’est perdu dans le lointain comme pour exprimer le caractère utopiste de cette fiction considéré comme un manifeste à part entière de la cause écologiste.

Le public a chaleureusement applaudi le jeu du comédien servi par la mise en scène très intimiste de François Jacob et les effets vidéo du scénographe Antoine Bouvret.

Thann Des morts aux allures bien vivantes ont hanté le parc

La compagnie L’Amarante de Wittenheim a présenté, samedi soir au parc Albert-1er de Thann, une pièce contemporaine, « La mastication des morts ».

Le 04/06/2015 
Malgré le thème de la mort, le ton est léger et l’optimisme omniprésent.   Photo L’Alsace/M.T.
Malgré le thème de la mort, le ton est léger et l’optimisme omniprésent.   Photo L’Alsace/M.T.


À la tombée de la nuit, samedi soir, l’extrémité nord du parc Albert-1er avait une bien étrange allure. Alignés le long d’une haie de cyprès, des écriteaux fixés sur des croix funéraires signalaient les noms des morts : Marius Gauthier (1899-1918), Lydie Lespinasse (1971-1990)…et dès 20 h 30, tous ces défunts d’un même village, Moret-sur-Raguse, ont soulevé les dalles du cimetière en exprimant avec véhémence ces propos : « Ce n’est pas parce qu’on est mort qu’on n’a plus rien à dire ! ».

C’est l’ouverture de l’acte 1 de L a mastication des morts , pièce contemporaine écrite par Patrick Kermann (1959-2000) et mise en scène par Brigitte Dupont. Elle a été interprétée par la compagnie L’Amarante de Wittenheim. Représenter ainsi la vie dans l’au-delà et dans ce beau parc, c’est tout de même macabre ! Pour Brigitte Dupond, pas vraiment : « Les 23 comédiens font revivre près de 100 défunts plus typés les uns que les autres, tous parlent de leur existence et la dédramatisent ! » assure-t-elle. Le public, lui, s’est bien amusé en écoutant et observant leurs travers qui les rapprochent des vivants. « Je ne suis pas mort moi, je me repose. Nuance ! J’ai tellement souffert qu’un jour j’ai décidé de partir », certifie l’un d’eux. « Il ne m’est jamais venu à l’idée que j’étais mort », assure un autre ! Pourtant avant de trépasser, l’une des défuntes se souvient des plus infimes détails : « Mardi 16 h 05, j’entends, mettez-la dans ce coin, la 216 va se libérer, 19 h 32, le médecin dit qu’il n’est plus nécessaire de laisser les perfusions. Mercredi 17 h 21, l’aumônier est passé, il sentait l’ail… Il a murmuré quelque chose puis il est parti… » Dans cette société villageoise imaginaire et franchouillarde, on a réglé ses comptes entre voisins, fustigé ses proches. Les défunts ont aussi évoqué la guerre, leurs malheurs conjugaux, les éloges funéraires sans fondements, les nécrologies exprimées comme pure hypocrisie…

En dépit du thème de la mort, le ton reste léger, l’humour et l’optimisme omniprésent. Les acteurs, des amateurs rompus à cet exercice de style qui leur a demandé deux ans de répétitions, adoptent les postures, s’échappent, réapparaissent subitement, se déhanchent, échangent les accessoires et changent de costumes avec une fluidité étonnante. Sophie Mosser, au son de sa harpe, remplit les intermèdes avec de douces mélodies. Le public s’est amusé durant les 4 actes et, vers 23 h, a chaleureusement applaudi les nombreux acteurs de la troupe.

vendredi 29 mai 2015 

Thann Les talents prometteurs de l’école de musique

Comme chaque année, le concert de gala de l’École de musique et de danse de la ville de Thann a conquis un nombreux public, samedi au Relais culturel.


L’orchestre symphonique de l’école de musique a notamment interprété « La Marche de Radetzky » .Photo L’Alsace/M.T.
L’orchestre symphonique de l’école de musique a notamment interprété « La Marche de Radetzky » .

Parents, amis des musiciens et des choristes, mélomanes de Thann et environs ainsi que les officiels, réunis aux côtés de Flavia Diet, adjointe au maire de Thann en charge de la culture, entourée de plusieurs élus thannois mais aussi d’Annick Lutenbacher, conseillère départementale, et Pascal Ferrari, adjoint au maire de Bitschwiller-lès-Thann, ont été séduits par la qualité du concert de gala donné samedi au Relais culturel par l’École de musique de la ville de Thann.

Depuis plus de vingt ans, et malgré le départ de plusieurs éléments éloignés par leurs études, l’Ensemble instrumental est devenu une belle vitrine de l’école. Son rayonnement s’est encore accru grâce au partenariat signé avec l’école de Bitschwiller-lès-Thann et le renfort de plusieurs musiciens, sans oublier le soutien sans faille de la Ville, comme l’a relevé son directeur, Guy Egler.

Après une introduction magistrale et puissante ( Jérusalem, de Stephen Adams), les musiciens ont interprété avec brio des airs entraînants, provenant de multiples registres (celte, pop, jazz et rock).

L’orchestre junior, dirigé par Aurélie Jarrige, et l’Ensemble de musiques actuelles, conduit par Frédéric Arnold, ont ensuite révélé de jeunes pousses talentueuses. Trio de hautbois et ensembles de guitares aux résonances plus classiques alternaient avec les rythmes plus alertes de l’ensemble de cuivres, du trio de saxophones et des clarinettes (La Panthère rose, L’Arnaque ).

L’intervention de la chorale des enfants de la classe d’Odile Greiner a permis de présenter des airs célèbres tirés du film hollywoodien La Mélodie du bonheur. L’occasion, aussi, d’annoncer le projet de création d’une comédie musicale à laquelle pourront également s’associer des musiciens de l’école, en partenariat avec les Comédiens de saint Théobald, le Cercle Saint-Thiébaut et la Ville.

Parmi les autres révélations, on retiendra la brillante interprétation de la Marche de Radetzky, de Strauss, par l’orchestre symphonique de l’école. « Le chant des cordes et des violons accompagnant la puissance des cuivres, c’est extraordinaire ! » , s’est exclamé Louis Griffanti, président de l’association et un des instigateurs de cet orchestre. Ce qui ne l’a pas empêché d’avouer son penchant pour la valse viennoise, programmée pour l’an prochain.

À l’évidence, Guy Egler a retenu le message, avant d’être chaleureusement félicité par son président. Ce dernier a mis en exergue le charisme de son directeur auprès des élèves et des parents et sa fidélité à l’école municipale depuis plus de vingt ans.

Comédie musicale : réunion préparatoire le 5 juin

L’école prépare dès maintenant la comédie musicale qui sera présentée au Cercle Saint-Thiébaut les 12 et 13 décembre puis au marché de Noël les 19 et 20 décembre.

Pour cela, parents, musiciens, danseurs et choristes de l’école de musique sont invités à une réunion d’information le vendredi 5 juin à 20 h, au Cercle Saint-Thiébaut.

Thann Le printemps des peuples et des Petits Chanteurs

Les Petits Chanteurs de Thann étaient associés à l’atelier vocal féminin et à un chœur d’hommes pour un concert sur le thème des Misérables.


L’atelier vocal féminin, initié par Jean-Pierre Janton, et la chorale des Petits Chanteurs de Thann ont chanté à l’unisson à la fin du concert.  Photo L’Alsace/M.T.
L’atelier vocal féminin, initié par Jean-Pierre Janton, et la chorale des Petits Chanteurs de Thann ont chanté à l’unisson à la fin du concert. 


Dans ce magnifique concert printanier donné dimanche dernier à la collégiale Saint-Thiébaut par les Petits Chanteurs de Thann, il y avait la puissance, la flamme et toute la rage nécessaire pour chanter des extraits de la comédie musicale Les Misérables , une reprise d’un succès planétaire, mais ce soir-là, avec l’orchestration et les moyens techniques en moins.

Les chants des barricades résonnant dans ce lieu sacré ? « Ça ne m’a pas vraiment choquée ! », admet l’une des auditrices séduite par toutes ces voix d’hommes, de femmes et de petits Gavroche qui ont chanté la lumière, le printemps des peuples et l’espoir de jours meilleurs.

Pour défendre la liberté, les Petits Chanteurs ont donné le ton avec leurs aînés, les hommes mais aussi, et c’est la première fois… des femmes. Elles étaient si nombreuses que les ténors et altos qui épaulent habituellement les petits rossignols avaient de la peine à contenir tous ces nouveaux timbres déclinés au féminin. Cette parité est inédite dans ce chœur de garçons, fondé il y a plus de 60 ans par Paul Schreiber. Mais l’initiative a germé bien avant ce printemps. En 2008, à Gubbio, Danielle, l’épouse du maire actuel, Romain Luttringer (à l’époque, il tenait le poste de président des Petits Chanteurs), a soufflé à l’oreille de Jean-Pierre Janton, l’idée d’un atelier vocal féminin.


Thann Le printemps de la culture alsacienne à l’honneur

Mardi et mercredi, la 14e soirée alsacienne «Friehjohr fer uns’ra Sproch» (Printemps pour notre langue), organisée par le groupe de poésie dialectal du Cercle Saint-Thiébaut de Thann, a fait salle comble.

La relève semble assurée, notamment par les jeunes de l’école alsacienne de Roderen. Photo L’Alsace/M.T.
La relève semble assurée, notamment par les jeunes de l’école alsacienne de Roderen. Photo L’Alsace/M.T.
Poètes, chansonniers, blagueurs et commères du Cercle Saint-Thiébaut de Thann ont célébré le renouveau du printemps alsacien, mardi et mercredi, en égratignant l’actualité politique, à l’occasion de leur 14e soirée alsacienne Friehjohr fer uns’ra Sproch. On pouvait s’y attendre, la réforme des régions, les derniers scandales politiques et les élections départementales ont offert un terreau fertile aux chansonniers de la fine équipe, Marie-Thérèse Gerrer, Suzanne Scharcilli et Henri Bitsch. « Une tempête a emporté l’Alsace, mais au cœur de la grande région, nous resterons, de cœur, alsaciens… », a promis Henri.

exposition Abstractions photographiques


Céline Jentzsch expose des images abstraites, graphiques et colorées prises lors de ses pérégrinations autour du globe.  Photo L’Alsace/Michel Tschann
Céline Jentzsch expose des images abstraites, graphiques et colorées prises lors de ses pérégrinations autour du globe.  

Huiles, dessins ou aquarelles intriguent les spectateurs à la sortie du Relais culturel de Thann. Ils sont confrontés à des images abstraites qui viennent fraîchement d’être accrochées. C’est un fait, au premier coup d’œil, l’exposition Abstractions photographiques brouille les pistes.

Impressionnisme balinais et ses reflets aquatiques ne sont pas l’expression d’un artiste qui peint ses

Cernay Le 32e chevalet d’or confirme sa notoriété

Le vernissage de la 32e édition du Chevalet d’or a eu lieu samedi matin à l’Espace Grün, à Cernay, en présence de nombreuses personnalités : élus, personnels, artistes et forces vives de la commune.

Le 18/01/2015 
Les différents lauréats de la 32 e édition du Chevalet d’or réunis dans les locaux de l’Espace Grün, à Cernay, ce samedi 17 janvier. Photo s L’Alsace/
Les différents lauréats de la 32 e édition du Chevalet d’or réunis dans les locaux de l’Espace Grün, à Cernay, ce samedi 17 janvier.

Après les mots d’accueil du député-maire de Cernay Michel Sordi, Anita Burger, adjointe au maire à la culture, a remercié les nombreux artistes – peintres pour la plupart mais également sculpteurs et photographes – sélectionnés par le jury ainsi que les deux chevilles ouvrières de l’exposition, Michel Zilliox et Francis Stoeffel, sans omettre les collectivités ou entreprises qui soutiennent la manifestation.


Accord harmonieux des voix et des musiques à la collégiale

 

Le concert de Noël de l’orchestre d’accordéons Saint-Thiébaut et de la Chorale de l’amitié a enchanté une collégiale comble, vendredi soir.


L’orchestre d’accordéons et la chorale de la collégiale ont unis leurs talents pour régaler le public. Photo L’Alsace/M. T.
L’orchestre d’accordéons et la chorale de la collégiale ont unis leurs talents pour régaler le public. Photo L’Alsace/M. T.


Un concert à la fois unique dans la région et pour ses participants, une remarquable performance… C’est ce qu’un public des grands jours a ressenti vendredi dans le bel écrin de la collégiale. Il n’empêche que le défi était de taille. Il fallait synchroniser au plus près la puissance des soufflets de l’orchestre, la voix envoûtante de Sonia Krebs et la ferveur transmise durant des semaines de préparation par les choristes seniors, dirigés par Charles Vetter.


lundi 22 décembre 2014 

Thann Concert des Petits chanteurs : un public aux anges

Les Petits chanteurs de Thann ont offert à leur public, samedi soir, dans la grande nef de la collégiale, un beau concert de Noël. Les timbres prometteurs des jeunes solistes ont fait éclater des notes pleines de fraîcheur.


Le concert des Petits chanteurs à la collégiale a tenu toutes ses promesses . Photo L’Alsace/Michel Tschann
Le concert des Petits chanteurs à la collégiale a tenu toutes ses promesses . Photo L’Alsace/

« Les Petits chanteurs de Thann vous feront entrer dans la magie de Noël… », annonçait Jean-Marc Strzoda, nouveau président, à la foule des parents, auditeurs fidèles, amis, anciens chanteurs… installés samedi soir dans la grande nef de la collégiale. Un public fidèle, qui a savouré un répertoire d’une grande richesse et encouragé chaleureusement ces 22 jeunes garçons solidement épaulés par les aînés tout au long de ce mélodieux parcours. Pour sa part, Jean-Pierre Janton, directeur, fait rayonner cet ensemble cher aux Thannois depuis plus de 30 ans et lui insuffle une polyphonie vivante et d’une grande richesse.


Musique Les fans de blues se sont régalés au Relais

Les Mountain Men, dont le nom rappelle celui des trappeurs américains égarés dans les Montagnes Rocheuses, arpentent en ce moment le piémont alsacien des Vosges. Ils ont fait étape au Relais culturel vendredi soir.

Le 08/12/2014 05:00 s
Voix enivrante, émotions, accords magiques et envolées instrumentales sont la marque de fabrique du groupe Mountain Men.  Photo Michel Tschann
Voix enivrante, émotions, accords magiques et envolées instrumentales sont la marque de fabrique du groupe Mountain Men. 

Dès les premières notes d’harmonica et les accords de guitare, le public s’est laissé projeter dans un univers plein de vie, dans lequel les deux artistes vibrent avec l’âme et le cœur dans les genres musicaux où se croisent, blues, rock, pop folk.


Visite archiducale à la collégiale Saint-Thiébaut  26/08/2014

Rudolf d’Autriche (au deuxième rang) avec son épouse et sa famille .  DR

Rudolf d’Autriche (au deuxième rang) avec son épouse et sa famille .  DR

Le vendredi 29 août, à 18 h, à la collégiale de Thann, son altesse impériale et royale Rudolf d’Autriche a dévoilé la vie de ses grands-parents, Charles et Zita.

vendredi 17 octobre 2014 

Thann Au Relais, un bel hommage rendu à CharlElie Couture

Mardi soir, au relais culturel Pierre Schielé de Thann, un public intergénérationnel a ovationné CharlElie Couture au terme de deux heures de concert.


Entre piano et guitare, CharlElie Couture chante les tubes d’autrefois et des pièces inédites .Photo L’Alsace/M.T.
Entre piano et guitare, CharlElie Couture chante les tubes d’autrefois et des pièces inédites .Photo L’Alsace/M.T.

Après une première partie de soirée marquée par la rage électrisante de Singe Chromés, groupe mulhousien conduit par Denis Scheubel, un autre personnage, barbichette grise, lunette et veste noire apparaît ; sérénité apaisante ; Il est accompagné par quatre musiciens hors pair sur la scène du Relais culturel Pierre Schielé.

Ce n’est pas tous les jours que Thann accueille un chanteur d’envergure nationale. Aussi, les administrateurs du Relais l’ont placé en tête d’affiche de la nouvelle saison, et lui entame sa tournée 2014/2015. Paris, Strasbourg, Lens… 80 concerts à travers la France et l’Europe. Le chemin, il l’a tracé dès 1978 avec Douze chansons dans la sciure , son premier album, jusqu’au dernier opus (le 19e ), I’m Mortel , produit et finement orchestré par Benjamin Biolay.

Couture rime avec pointure. Le public, en majorité des quadras ou plus, le sait et adhère d’emblée. Dès les premières mesures, une nuée de fans s’est massée sur le devant de la scène, fredonne les paroles, bat la mesure, se déhanche et applaudit avec chaleur…

Au plus près du public, CharlElie brandit sa guitare, marque des pas titubants pour présenter une superbe version réactualisée du Vieil homme … puis se glisse au clavier, improvise et lance un regard complice à son fougueux guitariste Karim à la silhouette jamaïquaine… Fabuleux ! Et les riffs se déchaînent avec éclats. Comme à l’accoutumée lorsqu’il s’exprime en chansons, l’homme s’abreuve à la source rock et au blues électrique.

Mais ce Fort Rêveur , est bouillonnant. Il a planté son décor sombre constellé de signes et silhouettes étranges, mais refuse de sombrer dans le morose de la vie. L’existence est douce quand viennent Les Gestes gratuits et lorsque les possibilités de se réinventer semblent sans limites ! Entre piano et guitare, il balade sa voix nasillarde au gré de tubes comme de pièces inédites : Under control, Jacobi marchait … Mais le plus entraînant reste encore Poèmes rock , chef-d’œuvre de 1981 qui l’imposa auprès du grand public. Oublier, Le Loup dans la bergerie et Comme un avion sans aile en seront extraits. Au sujet de ce célèbre succès de 1981, Couture confiera, dans un discours touchant, qu’il a changé sa vie.

Ainsi, en dépit de la noirceur des sujets qui évoquent souvent l’angoisse du temps qui passe ( La Dernière heure ), la solitude ( MiFaSolitude ), l’oubli ( La Comédienne ), la jalousie ( J’ai des visions ), la mort ( L’Amour au fond ), se glissent aussi des lueurs de renouveau. Comme dans Mon ami Pierrot , chanson-fable qui fait écho à la formidable Histoire de Bernard (1987), et qui montre une fois de plus que c’est dans la sobriété que Couture crée des merveilles.

Après plusieurs généreux rappels, la soirée se termine en beauté avec La Balade du mois d’août 75 , pièce fétiche des admirateurs de la première heure d’un artiste revenu au premier plan

MEDIAS Une web-télé en pleine croissance

Ce mois d’octobre, le plateau de Pays Thur-Doller TV, actualité oblige, aborde en priorité les événements de la vallée de Saint-Amarin. En fait, la web-télé installée à Willer-sur-Thur se rapproche de plus en plus de sa voisine Télé-Doller, comme l’indiquent plusieurs échanges de bons procédés.

Le 15/10/2014 
Yvan Buttung et Christophe Trommenschlager, des Joyeux vignerons de Thann, sur le plateau pour présenter le concert de gala programmé dimanche 19 octobre à Saint-Amarin .Photos L’Alsace/M.T. Yvan Buttung et Christophe Trommenschlager des Joyeux Vignerons de Thann sur la plateau  Photo Michel Tschann
Yvan Buttung et Christophe Trommenschlager, des Joyeux vignerons de Thann, sur le plateau pour présenter le concert de gala programmé dimanche 19 octobre à Saint-Amarin .Photos L’Alsace/M.T. Yvan Buttung et Christophe Trommenschlager des Joyeux Vignerons de Thann sur la plateau  Photo Michel Tschann


« 19 h 05… toute l’équipe est sur les chapeaux de roue… » lançait Pascal Ferrari, animateur de Thur-Doller TV, juste après le générique de l’émission, le vendredi 3 octobre au soir. Au fil des mois, la web télé installée à Willer-sur-Thur a bien grandi et son émission mensuelle, enregistrée le premier vendredi du mois, est devenue une vitrine incontournable, un passage obligé pour les associations et entreprises du Pays Thur-Doller.

Rapprochement de deux vallées

Ce vendredi, parmi les personnes qui faisaient l’actualité, une majorité était issue de la vallée de Thann-Saint-Amarin. Mais le studio willerois s’est rapproché de Télé Doller, comme en témoignent d’excellents reportages sur la culture juive et la synagogue de Thann ou sur la Marpa (maison d’accueil rurale pour personnes âgées) de Sentheim qui sont diffusés indifféremment par les studios de Dolleren et de Willer.

Autre signe : durant la dernière émission, la régie était assurée par Emmanuelle Vergon et la présentation du sommaire par Sylvain Schreiner, tous deux étant aussi journalistes à Télé Doller.

Un mois d’octobre très musical

D’entrée, Sylvain Schreiner a présenté un mois d’octobre aux résonances très musicales, avant d’accueillir sur le plateau Angèle Reigner, directrice du Relais culturel de Thann. Elle a annoncé le concert de Charlélie Couture, « détonant et électrique » , programmé hier mardi 14 octobre.

Dans la foulée, Yvan Buttung et Christophe Trommenschlager ont présenté les Joyeux vignerons de Thann et le concert de gala que la formation thannoise donnera au Cap de Saint-Amarin le dimanche 19 octobre.

Didier Kleimberg, lui, a signalé que les Musicales du Parc, qui ont dix ans cette année, proposent, du 10 au 19 octobre, des prestations de grande qualité. Le festival de jazz de Saint-Amarin, qui connaît lui aussi un succès grandissant, programmé les 24, 25 et 26 octobre au Cap, a été dévoilé par Maurice Heidmann.

L’Elsasser Owe du Théâtre alsacien de Saint-Amarin, prévu le 18 octobre, a été annoncé par Jean-Paul Schwebel et Jean-Claude Rebischung, deux inconditionnels de la culture alsacienne.

Quant à Patrice Kubler, dans un autre registre, il a présenté la fête des paroisses du Grand Ballon à Willer, le 19 octobre.

De l’économie, de la musique et de la nature

Nathalie Schnoebelen, qui anime pour sa part, la rubrique Éco, a rappelé l’importance des Rendez-vous de l’artisanat, organisés par la Chambre de métiers, qui se tiendront dans la vallée de Saint-Amarin le 26 octobre. Quant à Mélasse, animateur de la rubrique Tempo, il a promis un bel avenir à Flo Bauer, jeune artiste coaché par Garou et qui s’est distingué dans l’émission The Voice.

« Tout ce que j’y ai vécu est incroyable et confirme en moi l’envie de faire de la musique mon métier » a-t-il confié. Après s’être produit le 12 octobre à Mulhouse, aux Journées d’octobre, Flo sera le 30 à Sausheim, en solo, en première partie de Lucky Peterson, puis le 28 novembre en première partie des Mountain men, au Relais culturel.

Autre originalité de Pays Thur-Doller TV : la rubrique Plein air de Daniel Nussbaum, avec sa photo du mois. Cette fois, c’est le martin-pêcheur qui en a les honneurs : l’oiseau est présenté avec d’infinis détails par le talentueux photographe animalier de la vallée.

VOIR L’émission Bonjour en Pays Thur Dolle r est diffusée sur la web-télé Pays Thur-Doller TV (http://www.paysthurdoller.tv/). Elle est présentée en direct chaque premier vendredi du mois à 19 h.

Bitschwiller-lès-Thann Les Max’s ont encore prouvé qu’ils avaient du cœur

Les Max’s, qui fêteront leur 50 e anniversaire l’an prochain, ont montré qu’ils n’ont rien perdu de leur fougue et de leur professionnalisme.  Photo L’Alsace/Michel Tschann
Les Max’s, qui fêteront leur 50 e anniversaire l’an prochain, ont montré qu’ils n’ont rien perdu de leur fougue et de leur professionnalisme.  

Invités par les Amis de l’étang du Kerlenbach, les Max’s ont donné, samedi, un magnifique concert, à la salle de fête de Bitschwiller-lès-Thann, au profit des Restos du cœur.

Le temps n’a pas de prise sur les Max’s… Ils sont inoxydables ! Ils étaient six à Bitschwiller-lès-Thann, six fringants gaillards, sexagénaires pour la plupart. Ils chantent, comme toujours, Comme si plus rien n’avait d’importance, épaulés par d’excellents musiciens, sonorisés et éclairés par une équipe technique irréprochable. Ils chantent les Amitiés sincères, qui les soudent depuis près d’un demi-siècle et cela devant plus de 200 personnes. Un public d’amis, d’inconditionnels et de fidèles, qui ont fredonné, applaudi et les ont chaleureusement ovationnés au final.

Les bénévoles des Restos du cœur de Thann ont tenu toute la logistique du spectacle. À la fin, ils étaient invités à monter sur scène. Lucienne Luchetta, responsable de la section locale, a dressé, au public, un constat alarmant : « L’association, fondée par Coluche elle aussi, va fêter un autre anniversaire en 2015, celui de ses 30 ans ! Un triste anniversaire car depuis 1985, rien n’a vraiment changé. Il y a encore 8 millions de personnes qui vivent, en France, sous le seuil de pauvreté.

Thann Babeth Joinet a mis le feu au Relais culturel

Pour présenter la saison, le Relais culturel de Thann a invité vendredi soir Babeth Joinet, dans le rôle d’Annabelle, une chef de chœur excentrique et déjantée, qui a séduit l’auditoire.

Le 24/09/2014 
Parmi les volontaires de la chorale improvisée du Relais culturel, des choristes éphémères de tous âges, avec des élus, ont emboîté le pas à Babeth Joinet .Photo M.T. Parmi les volontaires de cette chorale publique éphémère, des participants de tous âges et même des élus se sont bousculés derrière Babeth Joinet  Photo Michel Tschann
Parmi les volontaires de la chorale improvisée du Relais culturel, des choristes éphémères de tous âges, avec des élus, ont emboîté le pas à Babeth Joinet .Photo M.T. Parmi les volontaires de cette chorale publique éphémère, des participants de tous âges et même des élus se sont bousculés derrière Babeth Joinet  

Elle a surgi du haut des gradins, veste bleu ciel, robe fleurie et coiffure à la Sheila. D’entrée, d’allure un peu gauche, elle se mêle aux spectateurs du premier rang, accumule des gaffes qui mettent tout le monde à l’aise. Rapidement, le contact s’établit. Et déjà la voilà sur scène, pour annoncer son intention de faire de ce parterre de spectateurs une chorale où tout le monde chantera à l’unisson, main dans la main… En deux temps, trois mouvements, l’artiste divise les spectateurs en deux groupes, l’un répondant à la vocalise à l’autre. Sur le tube Rock you de Queen, le premier cours de chant obtient d’honnêtes résultats. On devine, parmi les élèves, de nombreux choristes thannois.

Un second tube, encore plus audacieux, entraîne l’adhésion de tous : Attrape la main, celle du voisin, serre-la très fort, contre ton corps. « Regarde-le dans les yeux » , recommande Annabelle.

Pari tenu pour l’artiste, qui fait monter sur scène une centaine de volontaires, afin de restituer dans un sans-faute l’apprentissage de la soirée.

Ce one-woman-show a été précédé par la présentation de la saison 2014-2015 par Laurent Delabesse, président du Relais, et Angèle Régnier, directrice. « Une saison qui surfe sur la dynamique engendrée par une nouvelle équipe et reconnue au-delà du Pays de Thann , annonce Laurent Delabesse, qui souhaite que cette programmation étonne, émeut, enchante, dérange, bouscule, car c’est aussi le déséquilibre qui fait avancer et se réjouir. » Le directeur n’a pas manqué de remercier pour son soutien la Ville de Thann, ainsi que l’ensemble des collectivités et partenaires du Relais, les établissements scolaires, associations, personnel, bénévoles…

Willer-sur-Thur Un quadrille pour clore la fête de la quetsche

Après trois journées bien remplies, la 16e édition de la fête de la quetsche prendra fin ce soir, comme de coutume, avec la démonstration du quadrille, une danse qui se perpétue depuis des lustres, à Willer-sur-Thur.


Présentation des candidates : Katia Huber (N° 3) sera élue Reine de la quetsche 2014 .Photo M. T.
Présentation des candidates : Katia Huber (N° 3) sera élue Reine de la quetsche 2014 .

 

C’est un fait, les innombrables kilbes et fêtes de la région sont en voie de disparition mais, l’une d’elles, celle de la quetsche, est restée bien vivace. Tout a commencé, il y a 16 ans, lorsque les musiciens ont fait installer les manèges, dresser le grand chapiteau et puis drainé régulièrement le public de la vallée et de plus loin encore. Il n’empêche que, cette année, les organisateurs ont dû réduire la voilure sur quatre jours au lieu des deux week-ends, mais ils tiennent bon la vague.

La bonne entente des trois structures organisatrices

Le secret de cette belle réussite ? La bonne entente entre les trois structures organisatrices : le corps de sapeurs-pompiers, le club de foot et la société de musique, la symbolique d’un fruit savoureux qui offre à la fête couleur et saveurs automnales, le reste, c’est aussi l’ouverture vers un public intergénérationnel.

Vendredi soir, les jeunes ont afflué par centaines, attirés par le concert de Dr Boost, les rockers de la région colmarienne qui alignent habilement compositions personnelles, standards anglo-saxons (Stones…) et les grandes voix de la chanson française, Obispo ou Lavilliers.

Samedi soir, des fêtards de tous âges ont évolué sans relâche sur la piste de danse avec l’excellent orchestre Die Elsässers.

Cinq candidates au titre de Reine de la quetsche 2014

Mais la quetsche sur le gâteau, c’était l’élection de la Reine 2014. Certes, les candidates ne se bousculaient pas au portillon et, pour se présenter, il fallait puiser dans sa garde-robe personnelle car les tenues d’apparat et de princesses ont fait défaut cette année.

Le mérite des cinq prétendantes n’en est que plus grand. Il s’agit de Catherine, Céline, Katia, Léa et Préscillia.

Tard dans la nuit, le palmarès est tombé : « Catherine Beltzung (22 ans) : 1re dauphine. Préscillia Meyer (23 ans) : 2e dauphine. Le titre de Reine Quetsche 2014 est décerné à la Thannoise Katia Huber ! »

La reine de la fête, Katia Huber, est étudiante, elle a 19 ans et s’est déjà présentée en 2013. Katia aime danser, se passionne pour la cuisine, pratique la natation, elle avoue être gentille mais parfois capricieuse.

Les élues sont parties chargées de cadeaux sous les acclamations et l’incontournable « Zwatchgawaïa », le chant repris en chœur, suivie du traditionnel Holly holly holly ho !

200 personnes au déjeuner dansant

Hier, plus de 200 personnes ont partagé le déjeuner dansant avec D’Hardtwälder. Au menu : apéritif, duo de jambon et crudités, poitrine farcie avec une sauce façon quetsche, galettes de pomme de terre et légumes…

La reine de la fête était l’incontournable Mamie quetsche, élue en fin d’après-midi.

Ce soir, dès 17 h, on va remettre le couvert (Flammaküche et petite restauration), toujours en musique avec D’Hardtwälder et, progressivement, le cortège des conscrits, enfants de l’école, parents et ceux de la musique municipale vont rejoindre la kilbe.

Durant ce « Kilwamantig », à 20 h, se déroulera, comme de coutume, la démonstration du quadrille, une danse qui se perpétue depuis des lustres à Willer-sur-Thur

Semaine chantante 2014 : un excellent cru estival

29/08/2014Les participants au stage de chant choral la Semaine chantante ont enthousiasmé le public , d’autant plus qu’ils n’ont eu qu’une dizaine de jours pour préparer leur concert. Photo M.T.

Les participants au stage de chant choral la Semaine chantante ont enthousiasmé le public , d’autant plus qu’ils n’ont eu qu’une dizaine de jours pour préparer leur concert. Photo M.T.

 

Le concert final de la Semaine chantante a été donné mardi soir, à la collégiale, en guise d’épilogue aux 29es Journées musicales du Pays de Thann.

 

« C’est un bon cru, s’est réjoui Jean-Paul Dumel, président du syndicat d’initiative de Thann, à l’occasion de l’ultime concert donné dans le cadre des Journées musicales du Pays de Thann, mardi à la collégiale. 1300 mélomanes ont assisté aux cinq concerts organisés dans diverses localités du territoire, durant le mois d’août ».

Un bon cru sur le plan qualitatif également, comme l’ont prouvé les 48 choristes stagiaires de la Semaine chantante qui, traditionnellement, conclut la série de concerts estivaux.

Une entrée en matière teintée d’exotisme, avec un chant traditionnel africain, puis Filles d’Irlande , le célèbre Guantanamera, porté par d’excellents solistes, et Pata-Pata , le refrain lancinant et tenace, illuminé de soleil, de Miriam Makeba. Et, en dépit de quelques légers dérapages inévitables, le public était pris d’une irrésistible envie de fredonner et de battre la mesure.

La suite du concert, tout aussi appréciée, témoignait d’un bel éclectisme, avec du gospel, suivi du Canon de Pachelbel , d’ Ederleizi , un chant populaire roumain, et Conquest of Paradises, de Vangelis. Ce morceau, interprété avec beaucoup de talent par le chœur d’hommes, était accompagné par la puissance du grand orgue, déployée magistralement par Benoît Parayre.

Pour le final, le Festival Sanctu s a révélé un grand souci du détail et une surprenante palette de nuances, de la part des choristes guidés et soutenus par Sandra Klee et Pascale Parayre.

Pour atteindre un tel résultat en une dizaine de jours, il n’y a pas de mystère, comme l’a souligné le président Dumel : « Ce qui stimule cette chorale éphémère, c’est l’envie de chanter. » La Semaine chantante a été initiée par François Keller il y a plus d’un quart de siècle. Au fil des ans, elle a réussi à communiquer cette envie de chanter à des centaines de stagiaires dont les prestations sont applaudies, chaque été, par leurs proches mais aussi par les mélomanes les plus exigeants

Steinbach De la romance et du burlesque pour clore en beauté le 1er Festival d’été  25/08/2014

La compagnie Vocalise… un trio de choc pour réchauffer l’atmosphère.  Photo Michel Tschann La compagnie Vocalise ... un trio de choc pour réchauffer l'atmosphère  Photo Michel Tschann

La compagnie Vocalise… un trio de choc pour réchauffer l’atmosphère.  Photo Michel Tschann La compagnie Vocalise ... un trio de choc pour réchauffer l'atmosphère  Photo Michel Tschann

Le récital de Monsieur et ses Dames et le spectacle burlesque de la compagnie Vocalise Trio ont charmé le public du Silbertal, à Steinbach, vendredi soir. Cette belle soirée était organisée par Foyer Club de Steinbach en partenariat avec le Syndicat d’initiative du Pays de Thann en clôture du premier Festival d’été.

 

La météo pour ce coup-là était de la partie pour clore le Festival d’été de Steinbach. Des conditions idéales ou presque… car, sous le ciel étoilé de la clairière du Silbertal, il faisait un peu frisquet. Mais la chaleur de la romance interprétée par les voix délicates et tendres d’Astrid Belzung et Marie-José Murer, en parfaite harmonie ou chacune en solo, ont réchauffé les cœurs.

Pascale Scherrer, avec mélancolie, paisiblement calée sur sa chaise de bistrot, assurait les intermèdes poétiques et Christian Chazal, « Monsieur », accompagnait les dames au clavier. Par moments, il leur donnait la réplique et tous ont su rendre un bel hommage à l’amour et à la chanson française de Saint-Germain ou d’ailleurs.

En deuxième partie, le registre était différent. Rapidement Le thermostat est monté d’un cran lorsque les nanas pimpantes et époustouflantes de la compagnie Vocalise Trio sont apparues.

« Mesdames, les auditions ont commencé ! » s’emporte la pianiste, mademoiselle Rose (Claude Sitterlin). On devine (dans tous les sens du terme) que la demoiselle a de la bouteille. Elle boit au goulot mais maîtrise sans faille son bel instrument. Elle est top mais pour la langue de Shakespeare, il a des lacunes : « Dring, dring… Yes mister Forestan. Thank you, mister Forestan » baragouine-t-elle avant d’auditionner le numéro 18, le numéro 25 et le numéro 32. Mais c’est au moment où parvient l’ordre de monter un vrai numéro sur une scène publique que les divas, espiègles et de plus en plus déjantées, sur des airs classiques d’opéras vont déclencher les fous rires des spectateurs.

Toutes sont excessives, délirantes, impétueuses et contradictoires

Capucine (Sandrine Stöhr), nattes et culottes courtes, Daphnée (Fiona Chaudon), délirante avec sa robe rouge à panier et Madame Olga (Laurence Hunckler), plus stricte et cheveux en bataille, se trémoussent, s’esclaffent, s’étranglent, glissent par terre, s’évanouissent…

Toutes sont excessives, délirantes, impétueuses et contradictoires. Les classiques de Mozart, Bizet, Offenbach sont égratignés sans ménagement, on se déshabille (derrière un paravent) pour changer de tenue et partir à Broadway. Mademoiselle Rose titube et en perd son anglais. C’est drôle et burlesque à souhait. Le public applaudit à tout rompre. Les Divas reprennent « My girl » en rappel. Avec bonheur, elles ont réchauffé la clairière du Silbertal

 

Juin 2014

Questions à… Didier Gasser, président des Welda Wagges

 le 14/06/2014

Didier Gasser, président de l’association, présente le masque des Welda Wagges. Photo M.T. Didier Gasser, président de l'association, présente le masque des Weldas Wagges  Photo Michel Tschann

Didier Gasser, président de l’association, présente le masque des Welda Wagges. Photo M.T. Didier Gasser, président de l'association, présente le masque des Weldas Wagges  Photo Michel Tschann

 

Depuis 2008, Didier Gasser est président des Welda Wagges, qui viennent de s’installer à Thann.

 

Les Welda Wagges (garnements sauvages dans la langue de Molière) se distinguent par leurs grosses têtes… un peu tristounettes. Mais cette allure ne sied pas à Didier, qui tient à répandre la joie et le rire durant la période du carnaval. Les Welda Wagges sont originaires de la vallée de Masevaux mais, au fil des ans, ils ont acquis une notoriété qui dépasse la région. On les retrouve à Bastogne en Belgique, Fussach en Autriche, en Allemagne, en Suisse, à Paris à la Foire du trône, à Menton à la Fête du citron… La formation est régulièrement représentée par une ambassadrice de charme, une reine et ses deux dauphines.

Les Welda Wagges ont paradé à Thann durant la Nuit des fous, organisée en février dernier dans la rue de la 1ère -Armée. Ce rapprochement avec la cité des trois sapins s’est aussi concrétisé lors de la dernière assemblée générale qui s’est tenue au cercle Saint-Thiébaut. À cette occasion, l’association a en effet décidé d’installer son siège à Thann. Didier Gasser explique ce changement de cap.

Pourquoi les Welda Wagges vont-ils s’installer à Thann ?
J’ai remarqué qu’à Thann, il y avait une réelle dynamique pour soutenir le carnaval. La nouvelle municipalité est favorable, beaucoup de commerçants, notamment la présidente de l’Acte (l’association des commerçants et artisans), Rachel Schweiss et des restaurateurs sont prêts à relancer cette fête qui avait conquis une belle réputation à la fin des années 1990 avec les Narranacht. J’ai des contacts avec les groupes qui, à l’occasion de soirées repas, venaient gratuitement. Les Welda Wagges sont connus au-delà des frontières, l’élection du trio princier est toujours bien appréciée et saura représenter la ville de Thann à l’extérieur…
Quels sont vos objectifs immédiats ?
Organiser une grande manifestation durant le carnaval 2015 à Thann est encore prématuré. Avant de monter quelque chose de durable, il vaudrait mieux constituer un comité où siégeraient des représentants associatifs, des élus, des commerçants. À ce niveau-là, les responsabilités seraient partagées. En revanche, avec mon association, je suis prêt à organiser en été un tremplin de guggamusiks. Plusieurs formations se produiraient sur un podium en plein air. Les commerces resteraient ouverts plus longtemps et, dans la soirée, on proposerait une petite restauration.
Avez-vous d’autres projets ?
Ce qui me tient le plus à cœur, c’est de monter une formation de guggamusik avec une quinzaine de musiciens. La Ville de Thann est intéressée par une telle formation qui pourra jouer, tout en défilant à l’occasion d’une cérémonie, et représenter la cité lors des animations de jumelage. Je lance donc un appel pour recruter des cuivres, des percussionnistes, des joueurs de guitare électrique… et produire quelque chose de nouveau pour marquer la différence !

CONTACTER Didier Gasser, tél. 06.46.69.51.07. Siège : Maison des associations, 18, rue de la Halle 68800 Thann

Schweighouse La baronne d’Oberkirch invitée à la fête du village le 06/06/2014

Trois comédiennes tiendront le rôle de la baronne d’Oberkirch : de gauche à droite, Michelle, Flavia et Lisa. Photo Michel Tschann

Trois comédiennes tiendront le rôle de la baronne d’Oberkirch : de gauche à droite, Michelle, Flavia et Lisa. Photo Michel Tschann

 

Les Comédiens de Saint-Théobald présenteront dimanche 15 juin, à la fête paroissiale de Schweighouse, «Les grandes heures de la baronne d’Oberkirch ».

 

 

La troupe thannoise, les Comédiens de Saint-Théobald, a coutume de dresser ses tréteaux en pleine nature sur les sentiers insolites. C’est dans ces lieux chargés de légendes et de mystères, que le spectateur a pu croiser une fée aux pouvoirs magiques, des gnomes besogneux ou des sorcières malfaisantes et parfois d’illustres personnages surgis d’une lointaine époque.

Ce printemps, ils ont trouvé la perle rare : Henriette Waldner de Freundstein, baronne d’Oberkirch, née à Schweighouse en 1754. Les Comédiens de Saint-Théobald, informés qu’une fête allait se dérouler le 15 juin au cœur de ce village, ont ensuite proposé de participer aux animations en retraçant sur le parvis de l’église Les grandes heures de la baronne d’Oberkirch.

Commérages autour du lavoir

Reproduire l’endroit où vécut cette illustre personnalité serait illusoire : le château familial a été détruit. Il en est de même pour les simulations des fastes de la cour du roi à Versailles. Elles nécessiteraient des moyens qui ne sont qu’à la portée des plus grands cinéastes. Mais il reste les mémoires de la baronne. Elles évoquent, avec talent et finesse, ses voyages lointains et ses rencontres avec la reine de France et la noblesse de toute l’Europe.

Cette histoire hors du commun sera racontée par des comédiennes interprétant les humbles gens du village. Regroupées autour du lavoir qui jouxte le « château », des femmes à la langue agile, observent les va-et-vient des maîtres du lieu, s’informent sur l’éducation et les noces de la baronne puis colportent ses périples en calèche.

Pour faire revivre ces temps révolus, de nombreux intervenants ont prêté main forte. Fabienne Fuchs, la présidente du conseil de fabrique, structure organisatrice de la fête, remettra sa monture à Roger, comédien qui tient le rôle du baron Siegfried.

Marc Wentzinger, un habitant du village voisin, viendra avec sa calèche pour transporter la baronne. Un éleveur d’oies de Schweighouse conduira ses volatiles (l’oie étant le sobriquet donné aux habitants). Henriette Waldner, dans sa prime jeunesse, sera interprétée par Lisa et Flavia, deux jeunes filles de la troupe de théâtre du collège Walch.

Le volet « Vie de château » abordera les amitiés d’Henriette avec Sophie-Dorothée de Wurtemberg-Montbéliard, future tsarine de Russie, et les réceptions officielles à la cour de Versailles.

Quant à la vie quotidienne, elle évoquera le crépuscule de la monarchie : pendant que la baronne mettra un terme à l’écriture de ses mémoires, les femmes du lavoir de Schweighouse, accablées de taxes et d’impôts royaux, exigeront plus de liberté et une vie meilleure.

Expo Les couleurs éclatantes de Marie-Marthe Wendling le 04/06/2014

Marie-Marthe Wendling expose les multiples facettes de ses créations .Photo M.T.

Marie-Marthe Wendling expose les multiples facettes de ses créations .Photo M.T.

 

 

 

Le hall lumineux de l’hôtel de ville de Thann sert actuellement d’écrin aux superbes tableaux réalisés à l’acrylique par Marie-Marthe Wendling.

À première vue, les toiles ont été disposées dans un ordre logique : du figuratif aux créations de plus en plus abstraites, au fur et à mesure qu’on s’éloigne de la porte du hall. L’accrochage et le placement des œuvres ont été réalisés lundi après-midi avec les conseils avisés de Michel Galliot, professeur artistique et conseiller à l’Atelier du chêne de Masevaux, en présence de Flavia Diet, adjointe à la culture, et Pascale Diebolt, responsable du service culture à la mairie.

Au pinceau et au couteau

Il n’est pas simple de classer les multiples thèmes d’inspiration de l’artiste et d’en dégager un style dominant. Marie-Marthe Wendling a profité des conseils du maître pendant près de dix ans, tout en conservant sa personnalité propre et une grande liberté d’inspiration. Ses œuvres se caractérisent par un foisonnement de couleurs ou des tonalités les plus subtiles, qui sont travaillées au pinceau et au couteau.

Le vert se délecte dans une prairie en fleurs étalée sur les berges bucoliques de la Doller ou la quiétude d’un érable dont les ramures se détachent dans l’azur du ciel ; l’éclat du rouge irradie un bouquet de fleurs ; le bleu jaillit d’une cascade ; sur un arrière-plan de tonalités grises se détache le mouvement intempestif d’une triade de chevaux qui s’élance au galop…

Marie-Marthe est originaire de Guewenheim. Après une première expo à l’Espace Claude-Rich de Masevaux, elle a présenté quelques-unes de ses toiles dans le quartier du Kattenbach à Thann, à l’époque du dernier marché de Noël.

Cette superbe exposition à l’hôtel de ville, qui se tient jusqu’au 14 juin, lui donne l’occasion de séduire un autre public

Art L’univers fascinant des volumes et toiles de Stephan Herrgott, à Thann le 13/04/2014

Stephan Herrgott expose ses toiles à la Biennale qui se tient au Relais ce dimanche. Photo Michel Tschann

Stephan Herrgott expose ses toiles à la Biennale qui se tient au Relais ce dimanche. Photo Michel Tschann

 

Toiles et sculptures de Stephan Herrgott sont à l’honneur actuellement à Thann : trois acryliques exposées à la Biennale qui se tient au relais, une quarantaine d’autres à la médiathèque et 12 totems en béton dressés dans le hall d’accueil de l’hôtel de ville.

Stephan Herrgott est un artiste de la vallée de Saint-Amarin. Depuis neuf ans, il a fixé son atelier de peinture à Husseren-Wesserling. Sculpteur, il s’est lié d’amitié avec un industriel belge du BTP et se rend régulièrement à 10 km de Namur pour mouler de surprenants totems dont la hauteur varie entre un et quatre mètres. Sur les faces du volume durci et décoffré, le béton est incrusté de pigments aux délicats motifs de couleurs qui font jaillir la vie dans une matière d’ordinaire plutôt terne et austère.

En 22 ans, l’artiste a acquis une belle notoriété : expos au Québec, en Allemagne… galeries présentées actuellement à Genève, Valence et en juin, au Touquet. Lorsqu’on demande à Stephan quel est son lieu de prédilection, il retient invariablement l’Engelbourg : « Il y a deux ans, à l’occasion de la Journée du patrimoine j’ai posé un totem, au pied de l’Œil de la sorcière, pour cause de mauvais temps, le vernissage a dû être annulé et personne n’est venu mais le spectacle du totem aligné vers la flèche de la collégiale et sous un ciel déchaîné, était hallucinant. »

Les œuvres de Stephan Herrgott sont, ces jours-ci, bien mises à l’honneur dans la cité de Saint-Thiébaut. La médiathèque offre durant plusieurs semaines un bel écrin à la série d’acryliques intitulée « Entre Elle et elle… ». Dans la salle d’expo, les grandes toiles sont suspendues, aériennes pour libérer l’espace et faire jaillir la symphonie des quatre couleurs, le langage propre à l’artiste qui délibérément accentue le blanc « […] La couleur du silence, du non-dit, de la profondeur pour dégager la puissance d’un paysage hivernal, la silhouette d’un corps ou l’écume d’une mer tourmentée », précise-t-il. Par touches éparses, les éléments naturels se figent, se perlent et scintillent… ce sont les délicates applications de résine qui attirent le regard. Au cours du vernissage, qui s’est tenu le 4 avril, Stéphanie Favrel, directrice a rendu un vibrant hommage à l’artiste : « Votre peinture est à la fois subtile et puissante… mais aussi émouvante parce qu’elle touche aux profondeurs de l’être et de l’intime. »

Les toiles de Stephan Hergott sont visibles de la médiathèque. Dans la foulée, les lecteurs et visiteurs ne manqueront pas de se rendre à l’hôtel de ville, pour contempler les surprenants totems en béton de différentes dimensions qui peuplent le hall. Entrée libre et gratuite pendant les heures d’ouvertures

L’Œuf en habit de fête, toujours aussi élégantle 06/04/2014

Des créations superbes à admirer encore aujourd’hui, au Relais culturel de Thann. Photos Vincent Voegtlin De véritables œuvres d’art. De véritables œuvres d’art.

Des créations superbes à admirer encore aujourd’hui, au Relais culturel de Thann. Photos Vincent Voegtlin De véritables œuvres d’art. De véritables œuvres d’art

 

Le salon L’Œuf en habit de fête, inauguré hier au Relais culturel de Thann, tient, pour sa 25e édition, toutes ses promesses et accueille aujourd’hui encore de nombreux visiteurs et collectionne

 

 

Le thème choisi cette année pour L’Œuf en habit de fête, manifestation phare dans la région, est l’agneau, qui symbolise l’innocence, la douceur et la bonté. Depuis hier et ce dimanche encore, au Relais culturel de Thann, une cinquantaine d’artistes contribuent à la notoriété de ce salon et dévoilent au public leurs talent, passion, savoir-faire et imagination. Pour célébrer autant le renouveau, le printemps, Pâques en Alsace, le coq, l’oie, les cocottes les plus étonnantes… ainsi que l’œuf dans tous ses états.

Des artistes venus de France et de Belgique, Suisse, Allemagne et Hongrie… Certains sont des fidèles depuis plus de vingt ans. Jean Castet en fait partie, il peint à l’acrylique des visages de personnages familiers et des scènes du quotidien. Anne-Marie Ries, spécialisée dans la peinture sur soie, décore toutes sortes de supports naturels, coquilles d’œufs d’oie, d’autruche, de cane… Pour Étienne Ritter, le support, c’est le bois. « Je transforme exclusivement des essences de la région : sapins, ceps de vignes et, avec le tour à bois, j’obtiens la forme » précise-t-il. Une autre habituée de l’expo, Catherine Didon, décore autant à l’aquarelle, à l’encre de Chine qu’à la feuille d’or. Quant à Michel Hoch, l’invité d’honneur, originaire de Guebwiller, il n’a eu de cesse, au fil des ans, de se perfectionner dans l’art de la céramique : « L’éclat de mes œufs, je l’obtiens sans l’émail, les œufs sont décorés et séchés à l’air avant d’appliquer les couches de vernis sigillé, de l’argile décantée en fines particules » , explique-t-il.

Par un heureux hasard du calendrier, le salon thannois ne coïncide pas avec celui de Compiègne, un avantage qui permet, après quatorze ans d’absence, à la Mulhousienne Nicole Cher et à Arlette Jansen-Hansets, originaire de Belgique, de présenter de superbes créations. Nicole excelle dans la réalisation de véritables œufs brodés. Une dextérité sans faille pour une grande minutie : « J’utilise une petite perceuse et enfile parfois jusqu’à huit fils. » Arlette, pour sa part, applique à l’œuf des parures délicates peintes à l’acrylique et inspirées de l’art nouveau (1890), Delft (17e ), Moustiers (XVIIIe siècle)…

Hier, lors du vernissage, Laurent Delabesse, président du Relais, a remercié les nombreux officiels ainsi que les bénévoles, le personnel et tous les exposants qui participent au succès de ce salon, inauguré par son prédécesseur Bernard Fehr en 1989 et initié par Monique Barreaud et Huguette Holder.

Ce 25e anniversaire ne réjouit cependant pas Angeline Goby, l’actuelle cheville ouvrière : « L’ambiance de cette année est sombre puisqu’à ce jour, une prochaine édition au Relais est tout à fait incertaine » , s’inquiète-t-elle

Narranacht : une nuit de folie à Thann

 

le 02/03/2014
Carnaval est revenu vendredi soir à Thann ! Photos Vincent Voegtlin

Carnaval est revenu vendredi soir à Thann ! Photos Vincent Voegtlin

 

Vendredi soir, une folle ambiance, bon enfant, colorée, animée s’est emparée de la rue de la 1ère -Armée, transformée en camp retranché. Le carnaval, disparu depuis quelques années à Thann, est revenu cette année en force.

 

 

 

Quelques minutes après la fermeture des boutiques, vendredi soir, la collégiale pointait sa flèche ajourée vers un firmament constellé d’étoiles. Un nouveau miracle de Saint-Thiébaut n’était pas exclu ! En tout cas, c’est bien connu… le carnaval chasse l’hiver et la morosité. Et quel carnaval ! À 20 h pile, les lumières de la ville se sont éteintes, puis, au signal des deux capitaines Dominique et Michel en tenue de gala, la musique a fait un tabac mémorable, une pluie de confettis a volé dans les airs, des jets de lumières ont léché les façades et les vitrines… C’était féerique !

Tout a commencé plus précisément à 19 h 45 : les Spatzawaggès roderenois, reconnaissables à leur grosse tête aux lueurs orangées, se sont regroupés à la mairie. Mêlant cuivres, sifflets, grosses caisses, ils ont franchi la porte sud fixée près de la boutique Régine Rideau. Les Verückta Storka cernéens, eux, sont partis du nord, place de Lattre, et peu après ont investi les lieux dans un boucan d’enfer en dépassant le contrôle d’accès planté à la Pizza Syracuse. Les Comédiens de Saint-Théobald, à leur tour, se sont mélangés aux Welda Waggès masopolitains et sont arrivés en renfort pour livrer une bataille… de confettis. Une bataille remportée à coup sûr tant les victimes de fous rires se comptaient à la pelle ! Les comédiens, en tenue de gnomes, visages masqués et traits tirés, semblaient surgir d’une galerie de mine vosgienne et se déhanchaient au rythme d’une samba effrénée emportant le public dans une farandole digne de Copacabana. Les personnages étrangement masqués étaient accompagnés de guggamusiks faisant un bruit de tous les diables. Une reine du carnaval est apparue avec ses deux dauphines sur la terrasse du Caséus… Perché là-haut, Philippe Miclo, le DJ, enchaînait les musiques discos, métals et rocks endiablés à faire ressusciter les morts… Les gens se croisaient, se mélangeaient, se parlaient, chantaient, dansaient… Ils venaient des quatre coins du pays Thur Doller. Le maire de Thann, son premier adjoint et plusieurs élus étaient de la partie.

On s’en doute bien, Thann n’est pas redevenue la ville au caractère international qu’elle était au temps des années « narranacht » que les moins de vingt ans peuvent à peine imaginer mais elle demeure un carrefour artistique intercommunal. Et ce carnaval mérite d’être reconduit les années qui viennent. Le mérite de cette résurrection revient à Michel Vaccaro, patron du Caséus, épaulé par les pâtisseries Dietschin et Lidy et les Fleurs Chlorophylle. Il s’est engagé à fond pour marquer l’avant-dernière animation d’une année festive destinée à marquer les 20 ans de l’établissement

                       
   
                   
 

Thann Mise à jour des anciens bains rituels dans la cour de la synagogue

 

 

 

 

 

Derrière les grilles de la synagogue, une pelle mécanique creuse une tranchée, plus loin, un camion stationné s’apprête à emporter les gravats…Des travaux inhabituels dans cette cour paisible ! En fait, leur objectif consistait à dégager un escalier qui accède au mikvé, le bain utilisé pour l'ablution nécessaire aux rites de pureté du judaïsme. Au cours de la matinée, plusieurs marches sur 1,5 mètre ont été dégagées par une équipe de l’INRAP, l’Institut National de Recherches Archéologiques Préventives de Dijon, venu sur le terrain à la demande de l’Association des Amis de la Synagogue de Thann.
L’un de ses membres, Maurice Schubetzer suit la progression et intervient à intervalles régulier en maniant la pioche. Il distingue des carreaux de faïences et des plaques en grès dont l’origine semble plus ancienne. Les marches, par contre, en béton, ont été coulées postérieurement. A mesure que le godet creuse, l’humidité s’installe et rend la tâche délicate. « C’est normal, nous sommes sur la « rue de l’étang » dont les entrailles sont alimentées par la nappe phréatique de la Thur… » constate Maurice, un peu déçu mais satisfait tout de même de voir réapparaître ces lieux sacrés longtemps voilés de mystères et d’ajouter : « Le mikvé apparaissait sur une carte postale éditée au début du 20ème siècle, elle indiquait la présence d’un édifice en bois qui abritait les bains rituels précisément à cet endroit. Les combats de la guerre 14/18 ont ensuite détruit la synagogue. Reconstruite en 1924 peu avant l’aménagement, à proximité, de la maison du rabbin, le milvé tombera dans l’oubli pendant près d’un siècle et le culte israélite sommeillera à partir de 1985.
Mais ces derniers mois, les « Les Amis de la Synagogue de Thann » ne tenaient pas à en rester là. Au cours l’assemblée générale qui s’est tenue, lundi soir à la maison du rabbin, Elyane Ferrari, présidente, a rappelé le travail des bénévoles (3200 heures) nécessaire pour dégager 3,5 tonnes de gravats. De multiples démarches ont ensuite été engagées pour valoriser ce merveilleux patrimoine de style néo- byzantin. Au bout du compte, tous ces efforts n’ont pas été vains : la Ville de Thann apporte son aide, le consistoire israélite du Haut-Rhin soutient les évènements tels que la journée de la culture juive du 29 septembre dernier et l’un de ses représentants siègera dans le comité. D’autres pistes se dégagent à l’horizon 2014 : dégagement des tombes du vieux cimetière juif par l’équipe des scouts israélites et catholiques, travaux sur la toiture de la synagogue, recensement des familles juives du 20ème siècle par André Rohmer, participation d’élèves du collège Walch avec Doris Courtois, professeur, poursuite de la rénovation de la maison du rabbin avec à l’étage, l’aménagement de deux petits logements … « Pour faire vivre davantage des lieux… » explique Elyane avec son enthousiasme communicatif

La Narranacht en mars 1996 sur F3

 

Janvier 2014

Deux artistes réputés exposent au restaurant du Pointet, à Thann

 

le 04/02/2014
Fernand Lamy, aquarelliste, expose ses métiers d’autrefois . Photo M. T.

Fernand Lamy, aquarelliste, expose ses métiers d’autrefois . Photo M. T.

 Dans le cadre de l’opération L’art s’invite au lycée, les locaux de l’hôtellerie présentent les œuvres de deux artistes réputés : l’aquarelliste Fernand Lamy et le peintre Jacques Guiot. Le vernissage a eu lieu jeudi dernier en présence d’anciens exposants et du personnel.

Les deux restaurants pédagogiques du lycée Pointet, à Thann, présentent régulièrement des expositions aux convives installés autour des tables ainsi qu’aux lycéens qui perfectionnent leur spécialité en s’initiant à l’expression artistique. Jusqu’au mois de mai prochain, les artistes invités par Madeleine Meyer, proviseur, ont investi les deux salles et chacun a réussi à faire jaillir une tonalité particulière.

Fernand Lamy, c’est l’aquarelliste. Il perfectionne une technique contemporaine pour produire ses aquarelles : plus de verre, plus de cadre, à la façon des œuvres sur toile. Au fil des ans, il a su créer des aquarelles lavables, légères, robustes et sans reflet indésirable. Son passé de conseiller technique régional de plein air à Jeunesse et sports l’a un certain temps attiré vers les sujets sportifs : ski, canoë-kayak, escalade, judo… tandis qu’ une quarantaine d’expéditions dans le Grand Nord canadien lui ont permis de mettre à profit ses talents d’aquarelliste, très appréciés au Québec.

Pour exposer au lycée Pointet, l’artiste, qui s’est fixé à Huningue, a porté son choix sur les métiers d’autrefois : charron, bourrelier, sabotier… Artisans aux traits burinés, gestes ancestraux, outils anciens, atelier sombre… Un vieux monde disparaît à l’époque des machines à commandes numériques.

Jacques Guiot, lui, s’est spécialisé dans un autre genre. Ses deux œuvres accrochées dans la salle voisine frappent le regard par la verticalité du format (60 cm sur 200 cm). On est saisi par le mystère, une sensation de flou et d’infini. Le ciel occupe le tiers de l’espace. « C’est le lointain qui m’attire et me fait rêver ! » , confie l’artiste. Le lointain, pour ce voyageur, ce sont les rives du Saloum, une rivière du Sénégal. « Certains soirs, j’étais impressionné par le silence, les immenses étendues désertes, l’horizon qui se confond avec le ciel et qui ne cesse de reculer… », se souvient-il. Au premier plan, divers matériaux reproduisent des personnages et des couleurs laiteuses qui révèlent les traces de sel après la saison des pluies et une invitation à un éternel voyage. « Je m’y perds avec bonheur, retrouvant ça et là les petits bouts de ma mémoire », note Jacques Guiot

Janvier 2014

Thann : Robin des bois a conquis le Relais

le 20/01/2014
 

Accueillis avant le lever de rideau par Alain François, le nouveau directeur de l’établissement Saint-Joseph, plus de 400 spectateurs sont venus dimanche après-midi au Relais culturel de Thann pour encourager une trentaine de comédiens-handicapés. Cette fois, le spectacle annuel de l’établissement avait pour thème « Robin des bois ».

 

Ils ont conquis le public : Laurent, le troubadour, Serge dans le costume de Robin des bois, le rôle- titre, Frédéric dans celui de Petit Jean, son complice et puis les villageois en colère… Sont-ils tous des voleurs ? Non, « ils ne font qu’emprunter aux riches pour donner aux pauvres ».

Les autres, ce sont les oppresseurs, le shérif (Michaël), le sinistre Prince Jean (Michel), les gardes, les collecteurs de taxes, etc.

Dans cette troupe solidement structurée, il y a aussi une religieuse (Carmeline), des gentes dames de cour, des marchands, des danseuses sans oublier bien sûr la douce Marianne (Danièle,) éperdument amoureuse de Robin… et pour que toute cette histoire se termine au mieux, c’est inévitablement le roi Richard (Nour Edine), enfin de retour de croisade, qui fera régner l’ordre et la justice.

Pour monter le tout, on le voit bien, les moyens sont limités, ce ne sont pas les effets spéciaux du « Robin des bois » de Ridley Scott. Comme principal décor, une simple tapisserie représentant une forêt et une scène de chasse est bien suffisante, car le mérite d’un tel spectacle se calcule non pas en dollars ou en euros mais avec le cœur.

Le public en est bien conscient, il est de plus en plus nombreux et encourage les acteurs avec beaucoup de chaleur. Le public ? Ce sont les membres du personnel, les parents, les résidants de l’établissement Saint-Joseph de Thann, ceux de Saint-André de Cernay, de la maison d’Émilie de Malmerspach, du Foyer Saint-Joseph de Pfastatt… Parmi les officiels, on notait la présence de Jean-Pierre Baeumler, maire de Thann, accompagné par de nombreux élus, et de Jean-Claude Larduinat, directeur du groupe Saint-Sauveur.

Une expérience théâtrale unique dans le secteur

L’expérience théâtrale, unique dans le secteur, est désormais rôdée depuis 1987. Chaque participant y trouve sa place, selon sa sensibilité et ses capacités. Au fil des mois, il a fallu mobiliser à fond toutes ces énergies et bonnes volontés, peaufiner les moindres détails (costumes, accessoires, décors, enregistrement d’une bande sonore avec les voix des Bâtisseurs, superviser la conduite des lumières (Relais culturel), et régler sous la direction des animatrices Betty et Monique, les déplacements sur scène, la chorégraphie… tout en gérant l’inévitable stress qui s’empare chez certains handicapés. Pour proposer au final un spectacle qui ne manque pas de coeur.

Un 31e Chevalet d’or qui tient ses promesses

le 19/01/2014
En parcourant les allées de la salle d’exposition, les premiers visiteurs ont apprécié la qualité technique des œuvres sélectionnées et leur originalité. Photos Vincent Voegtlin

En parcourant les allées de la salle d’exposition, les premiers visiteurs ont apprécié la qualité technique des œuvres sélectionnées et leur originalité. Photos Vincent Voegtlin

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  • En parcourant les allées de la salle d’exposition, les premiers visiteurs ont apprécié la qualité technique des œuvres sélectionnées et leur originalité. Photos Vincent Voegtlin
  • Le prix du Crédit Agricole a été attribué à Pascal Frieh pour « Raging Pignons »..

Le vernissage du 31e Chevalet d’or a eu lieu samedi matin, en présence des nombreux invités, élus, artistes et forces vives de la ville.

 

En parcourant les allées la salle d’exposition, les premiers visiteurs ont apprécié la qualité technique des œuvres sélectionnées et leur originalité. Elles révèlent des inspirations multiples, sources intemporelles ou miroir d’une époque. Peintures et sculptures y conservent une place de choix, tandis que la photographie s’invite dans la galerie avec la participation du club La Focale de Soultz, un des plus anciens clubs de l’Est. Avec cette nouvelle édition, le Chevalet d’Or confirme ainsi sa belle notoriété

Pour donner le ton, l’exposition a été parrainée par un duo d’artistes : l’aquarelliste Luc Dornstetter et le sculpteur Christian Fuchs. Tous les deux se rejoignent dans une approche humaniste de l’art où la quête spirituelle passe par la communion avec le minéral et l’harmonie des couleurs.

Après la visite et les mots d’accueil du député-maire Michel Sordi, Anita Burger, adjointe à la culture, a remercié les nombreux participants : 64 peintres, 19 sculpteurs et 15 jeunes talents triés par le jury. Elle a également tenu à rendre hommage au sculpteur cernéen, Jean-Michel Peltier, disparu en septembre dernier. « Il a laissé son empreinte au Chevalet d’or, auquel il a participé à de nombreuses reprises. Un espace est dédié à ses sculptures sur bois, souvenirs vivants d’un homme généreux et talentueux » , a-t-elle rappelé.

Après la présentation de cette 31e édition du Chevalet d’or, les œuvres primées ont été présentées au public par Luc Dornstetter et Christian Fuchs, avec les commentaires avisés de Francis Stoeffel. De nombreux prix ont été décernés par les partenaires de la manifestation.

Le palmarès

Prix prestige de la Ville de Cernay : Yves Szywala pour sa sculpture Caprasqualus.

Prix de l’Espace Grün : Christine Klinger pour Les Enfants.

Prix du Crédit Mutuel : Angélique Kerval pour La légende d’Odin et du Florival.

Prix Cernay Environnement : Chantal Koessler pour sa peinture (sans titre).

Prix du Crédit Agricole : Pascal Frieh pour Raging Pignons.

Prix Messmer : Denise Goepper, pour Bird Paradise.

Prix Ambiances et Styles : Liliane Maire pour Au seuil du Cafarnaüm.

Prix de la Fédération des associations de Cernay (Fac) : Thierry Werderer pour Zébrure

Prix jeunes talents du député-maire : Carla Hamann pour Balade en Provence. Mention spéciales : Patricia Widmer pour Beauté Voilée et Sabine Schwartzentruber pour sa sculpture Chat’crobates.

Prix jeunes talents des adjoints : Louis Reiset pour ses Totems.

Prix jeunes talents du Lions club : Cyril Feuilloy pour Ombrelles.

Décembre 2013

Willer-sur-Thur « La maison qui bouge » dans un hôtel d’antan le 11/12/2013

Une dame visite le logis dans l’intention de l’acheter. Elle est accueillie par les projectiles des gamins assis au premier rang. Photo Michel Tschann

Une dame visite le logis dans l’intention de l’acheter. Elle est accueillie par les projectiles des gamins assis au premier rang. Photo Michel Tschann

Les enfants et les parents ont assisté dimanche à « La maison qui bouge », un conte musical présenté conjointement par le périscolaire et la musique municipale, à l’hôtel de Paris.

 

Le conte musical présenté dimanche soir à l’hôtel de Paris, à Willer-sur-Thur, en était à sa quatrième édition. Les années précédentes, il était donné au cercle Saint-Didier mais cette année, les organisateurs ont eu la bonne idée de planter le décor à l’hôtel de Paris… et quel décor ! L’établissement, il est vrai, est fermé depuis belle lurette. C’est un peu comme si le temps était suspendu car l’endroit a gardé intactes son âme et son authenticité pour accueillir le spectacle.

L’entrée des artistes, c’est la cuisine, les partitions et instruments sont posés près du zinc. Le public, lui, arrive par la porte de service et s’installe face à une cloison mobile. Au milieu de la salle du restaurant trône un orgue de Barbarie géant à soufflet.

Une drôle de confidence

Aux premiers accords de musique, Adrien, le conteur, regard espiègle, coiffé d’un chapeau feutre et protégé par une ample cape, distribue discrètement, aux petits du premier rang, pommes de pin, coquilles de noix, glands… Et il met les enfants dans une drôle de confidence car cette histoire commence plutôt mal : pépé Loulou meurt, sa maison est abandonnée aux quatre vents… Un loir curieux s’y réfugie et soudain, la cloison amovible s’ouvre et toute une ménagerie envahit le salon : écureuil, lapins, souris… ils sont de plus en plus nombreux mais chacun y trouve sa place et, quand la neige tombe, les animaux sont à l’abri et sans souci. Mais un beau jour, une dame bon chic, bon genre, avec lunettes et chignon strict, visite la maison… pour l’acheter ! C’est le signal ! Aussitôt les gamins du premier rang lui envoient une volée de projectiles, les musiciens font un boucan d’enfer et… la maison bouge ! Serait-elle hantée ? Tout le monde le croit sauf Léon, un vagabond qui, épuisé, transi de froid, s’effondre sur le plancher. Les animaux entourent le bonhomme et les lapins se serrent contre lui pour le réchauffer avec leur fourrure. Dans la maison qui bouge, c’est Noël, cette nuit, pour des animaux amis et pour Léon le vagabond.

Les enfants, attendris par la stuwa et toutes ces créatures en peluche, ont vivement applaudi les acteurs et les sept musiciens. Chacun a su trouver le ton juste pour intervenir dans ce beau conte musical. Et comme l’a bien souligné Christophe Trommenschlager, président de la musique municipale, La Maison qui boug e doit beaucoup à Hélène Fayrac, une musicienne « qui a motivé la troupe », et à son frère Adrien, le talentueux conteur, qui a su trouver le ton juste et peaufiner les partitions musicales.

Thann Les beaux chants de Noël du Chœur des rives de la Thur

 

le 05/12/2013
Les choristes, dirigés par Pascale Parayre, ont émerveillé l’auditoire de la collégiale.  Photo M.T. Les choristes, dirigés par Pascale Parayre, ont émerveillé l'auditoire de la collégiale  Photo Michel Tschann

Les choristes, dirigés par Pascale Parayre, ont émerveillé l’auditoire de la collégiale.  Photo M.T. Les choristes, dirigés par Pascale Parayre, ont émerveillé l'auditoire de la collégiale  Photo Michel Tschann

 

La chorale thannoise a inauguré dimanche, à la collégiale, sa série de concerts donnés à l’occasion des fêtes.

 

 

 

Le Chœur des rives de la Thur a donné, dimanche après-midi, le coup d’envoi de sa série de concerts de fin d’année. C’était sous les voûtes de la collégiale de Thann, ce « magnifique écrin pour faire résonner Noël » qui émerveille Jocelyne Meyer, présidente chœur, comme elle l’a précisé en accueillant les nombreux auditeurs.

En guise de préambule, les choristes se sont répartis autour du public pour interpréter Puer natus , une pièce de la nativité emplie de mystère, aux tons graves, repris en écho par le grand orgue Rinckenbach.

La chorale s’est ensuite regroupée à l’entrée du chœur et a entonné une série de chants de Noël de différentes époques et de divers pays.

On se laisse attendrir par les tendres murmures d’une berceuse polonaise. On est surpris par Myriam Studer, la soliste, qui s’échappe du chœur pour chanter un Ave Maria de Noël.

Le travail d’harmonisation des voix, entrepris par Pascale Parayre, chef de chœur, est remarquable, tant au sein du groupe majoritaire des dames, sublimes dans The Holly and the Ivy et un savoureux noël provençal, que parmi les hommes, convaincants dans un Angelus ad Virginem bien rythmé et dans les murmures lancinants d’une complainte anglaise : On Bethlehem’s silent plain.

Au final, l’ensemble a donné sa pleine mesure : puissance, solennité des pièces d’orgue reprises par Benoît Parayre, illumination des trois solistes Marie-José Murer, Myriam Studer et Laurent Imhoff, la première étant particulièrement attendrissante dans un émouvant Ave Maria traditionnel autrichien. Le public s’est régalé. Il a chaleureusement applaudi les choristes avant de les accompagner à leur tour en reprenant les plus célèbres chants de Noël.

Le même concert aura lieu le 14 décembre à Zillisheim, le 15 décembre à Cernay, le 5 janvier à Oderen et le 12 janvier à Sierentz

Thann Saint Urbain veille sur les vignes du Rangen

le 01/11/2013La statue réalisée par Bernard Fontaine se dresse près de la chapelle Saint-Urbain, sur les hauteurs du Rangen. Photo M. T.

La statue réalisée par Bernard Fontaine se dresse près de la chapelle Saint-Urbain, sur les hauteurs du Rangen. Photo M. T.

 

Vendangeurs, vététistes et promeneurs se laissent régulièrement surprendre par une étrange statue. Elle contemple la cité thannoise et semble protéger le coteau du Rangen.

 

En observant de plus près le personnage immobile qui brandit une grappe de raisin, sur les hauteurs du Rangen, on devine saint Urbain, patron des vignerons, bien posté près de la chapelle qui porte son nom.

En fait, il s’agit d’une statue en béton cellulaire réalisée par Bernard Fontaine, qui met souvent ses talents au service des organisateurs de spectacles. Les Thannois se souviennent de l’impressionnante roue de sainte Catherine et du pressoir géant, adossés à la collégiale, qui servaient de décor aux fresques historiques présentées au pied de la collégiale, en 1992 et 1994 ( Les Bâtisseurs de saint Théobald et Le Secret du Rangen ). Par la suite, l’artiste a imaginé, en 2001, une impressionnante Dame blanche qui se dressait à L’Œil de la sorcière.

Tout récemment, l’artiste discret, musicien à ses heures, a pris son burin pour tailler cette statue processionnaire, à l’image de celle utilisée au Moyen-Âge à la Saint-Urbain.

Le 12 octobre dernier, grâce aux Comédiens de saint Théobald, le saint patron des vignerons a joué un rôle dans leurs Féeries nocturnes du Rangen : ils l’ont invoqué en prononçant le fameux dicton « Beau temps à la Saint-Urbain, à l’automne fera bon vin ». La chronique raconte que les pèlerins s’acharnaient autrefois sur le saint homme en le plongeant dans la Thur, en cas de mauvais temps. Mais pour les besoins du spectacle, il n’était pas question d’abîmer la statue, simplement de lui administrer, si nécessaire, des coups de fouet bien mérités…

 
 

Thann : le Rangen théâtre à ciel ouvert

  le 14/10/2013

Les comédiens de Saint-Théobald ont offert un beau spectacle dans les vignes du Rangen, samedi soir, à Thann, malgré une météo peu clémente. Photos Arnaud Viry

Les comédiens de Saint-Théobald ont offert un beau spectacle dans les vignes du Rangen, samedi soir, à Thann, malgré une météo peu clémente. Photos Arnaud Viry

 

Les comédiens de Saint-Théobald n’ont pas ménagé leurs efforts en investissant le vignoble du Rangen, samedi soir, pour leur spectacle des « Féeries nocturnes ».

 

 

Les conditions météorologiques n’ont en rien gâché les dix saynètes que les spectateurs randonneurs ont pu découvrir en arpentant le vignoble du Rangen, samedi soir, à Thann.

Les comédiens de Saint-Théobald n’ont pas ménagé leurs efforts en investissant les vignes pour leur spectacle des « Féeries nocturnes ».

Quoi que de mieux qu’une scène au grand air ! On ne peut pas rêver mieux ! Le Rangen s’est ouvert aux comédiens de Saint-Théobald samedi soir, et la magie théâtrale a parfaitement accordé ses violons avec le célèbre vignoble thannois.

Le dicton dit « Beau temps à la Saint-Urbain, à l’automne fera bon vin ». Il s’est révélé juste, du moins devant la chapelle Saint-Urbain avec une litanie ou le prêtre évoque saint Urbain pour que le temps soit clément. Malheureusement, la pluie s’est invitée en fin de soirée peu avant le feu d’artifice qui clôturait le spectacle des « Féeries nocturnes ».

Spectateurs randonneurs

« Pieux enfant du Christ, me voici auprès de vous, je suis Saint-Urbain, désigné par le très haut pour vous guider dans le droit chemin ! Les vignerons en terre d’Alsace m’ont désigné comme leur saint patron. Vous tous qui avez versé l’obole à la corporation, soyez-en remerciée. Vous allez partir à présent vers ma chapelle qui surplombe le Rangen. Vous allez gravir ce chemin, un chemin bien raide et semé d’embûches » , c’est en ses termes que saint Urbain alias Jean-Pierre, a accueilli près de 500 spectateurs randonneurs. Le public de tout âge est venu nombreux applaudir les comédiens tout au long d’un parcours serpentant les vignes sur une distance de 1900 m. C’est le fantaisiste Mélasse (Bernard, le bangard) qui orientait les groupes de spectateurs.

Dans la lueur des petites lumières qui formait un balisage sur les sentiers, les spectateurs étaient invités à découvrir dix saynètes : Chants de la chorale de l’amitié, Bernard désigné parmi les bangards du Rangen, les bangards surveillent dans leur cabane, le banquet de Sigismond, les vendanges généreuses, la fête de Saint-Urbain (chapelle), Montaigne de passage à l’auberge, la qualité des vins du Rangen contrôlée, le temps des lumières puis le déclin du Rangen, et la renaissance du Rangen au XXe siècle.

Très vite, les spectateurs se sont retrouvés plongés au temps des bateleurs et des grands festins et du millésime 1466. Les visiteurs sont allés à la rencontre de ces générations d’hommes et de femmes qui ont travaillé sur ce coteau pour en extraire l’un des nectars les plus divins du monde.

Un feu d’artifice étincelant malgré la pluie

« On a réussi à mobiliser 150 bénévoles, et pourtant, malgré quelques aléas techniques, comme la panne d’un groupe électrogène, et un temps frais et pluvieux, nous avons relevé le défi de drainer les spectateurs à nos vendanges théâtrales » , commente Michel Tschann, le scénariste du spectacle. Il est vrai, en clôture de ces féeries nocturnes, le feu d’artifice a été de toute beauté, même sous la pluie. Un quart d’heure grandiose de magie étoilée, qui a sans doute rivalisé avec celui de la crémation des trois sapins.

le 14/10/2013  Arnaud Viry 

 

Thann Deux sculptures de Charles Walch à l’hôtel de ville le 18/10/2013

La sculpture « Tendresse », dévoilée en présence d’Yvonne Strozik, adjointe au maire déléguée à la culture, Louis Walch (à gauche) et Bertrand Grosclaude .Photo M.T.

La sculpture « Tendresse », dévoilée en présence d’Yvonne Strozik, adjointe au maire déléguée à la culture, Louis Walch (à gauche) et Bertrand Grosclaude .Photo M.T.

 

Bertrand Grosclaude, président des Amis de Charles Walch, et Louis Walch, neveu de l’artiste, ont présenté mardi à Thann « Tendresse » et « Femme et enfant », deux sculptures dressées devant l’hôtel de ville.

 

 

Depuis le mois de septembre, ces personnages, sur la place Joffre à Thann, intriguent le passant. Les deux sculptures, sur leur socle de granit, encadrent l’escalier de l’hôtel de ville. Leur silhouette, style art moderne, contraste avec l’élégante collégiale gothique et l’hôtel de ville, un ancien hôpital, achevé à la fin du XVIIIe siècle.

Mardi, les deux statues sont sorties de leur anonymat. Leur géniteur n’est autre que Charles Walch, un immense artiste, né à Thann en 1896, à la fois peintre, dessinateur, graveur, mais aussi sculpteur. « Walch sculpteur, lui qui n’avait qu’un bras, joue la difficulté, il lisse les volumes et reste tendre dans sa rigueur », précisait Jean Bouret, critique d’art. Bertrand Grosclaude, président des Amis de Charles Walch, une association récemment créée, et Louis Walch, neveu de l’artiste, ont remercié la municipalité et les services de la Ville pour la réalisation de ce projet. Les autres frais ont été entièrement pris en charge par la famille Walch, représentée par François Walch, un autre neveu, gestionnaire de la succession de l’artiste, décédé à Paris en décembre 1948.

Tendresse et Femme et enfant sont deux répliques de sculptures plus petites (76 et 50 cm), achevées durant une époque très particulière de la vie de Walch.

Histoire de deux répliques…

« Durant cette période, l’artiste développe un même thème, celui d’un monde de rêve à la campagne, de tendresse, de quiétude et d’insouciance. En quelque sorte une vision onirique de la vie, représentée par la mère avec son enfant. Tout comme son œuvre picturale, d’une grande intensité, ses sculptures présentent ce même caractère majeur. L’atmosphère de la sculpture Mère et enfant est relativisée par l’enfant regardant au loin, au-dessus de la tête de sa mère », explique Bertrand Grosclaude.

Les deux répliques ont été taillées dans la pierre de Savonnières (Meuse). Mais auparavant, il a fallu effectuer des relevés sur les originaux. Cette modélisation a été entreprise par Holo 3, une société établie à Saint-Louis. Puis, dans un atelier parisien, il a fallu dégrossir la matière à l’aide d’une machine à commande numérique 3D, avant d’effectuer une finition manuelle au burin.

Pour parachever ces deux sculptures, qui lorgnent vers la collégiale Saint-Thiébaut « si chère à Walch », il ne reste plus qu’à commander les plaques signalétiques et fixer la date officielle de l’inauguration. En attendant, Bertrand Grosclaude et les Amis de Charles Walch ont bien d’autres projets : une exposition Charles Walch au Musée des beaux-arts de Mulhouse et une présence prochaine des œuvres du peintre au château de Chenonceau.

Septembre 2013

Un arbre des Justes planté à Thann

le 30/09/2013Une plaque commémorative a été dévoilée à Thann par Élie Cohen, représentant le consistoire du Haut-Rhin, assisté par Jean-Marie Bockel et Jean Flory. Photo M.T.

Une plaque commémorative a été dévoilée à Thann par Élie Cohen, représentant le consistoire du Haut-Rhin, assisté par Jean-Marie Bockel et Jean Flory. Photo M.T.

 
 
À l’initiative de la jeune association des « Amis de la synagogue de Thann », un hommage aux Justes a été rendu hier après-midi au Relais culturel de Thann.

Une souccah, la traditionnelle cabane de branchages évoquant la traversée du désert par le peuple juif, a été construite hier devant la synagogue de Thann à l’occasion de cette Journée européenne de la culture juive. Son symbolisme a été expliqué, à partir d’un poème d’Apollinaire, par Josiane Kahn, professeur à l’université de Haute-Alsace.

Puis Jean-Marie Bockel, sénateur du Haut-Rhin, et l’abbé Jean Flory, ont rendu un hommage à leur oncle respectif. À Mgr Pierre Bockel, « Juste parmi les Nations », né dans une famille thannoise et décédé en août 1995 à Strasbourg, il avait été membre de la Résistance à Lyon en 1942 et avait pris une part active au sauvetage de plusieurs juifs. Hommage aussi à l’abbé Jean Flory, Thannois d’origine (1886-1949), qui avait été aumônier au service des jeunes : il a été honoré pour sa résistance civique.

Sur les marches de la synagogue, deux collégiens de 3e du collège Charles-Walch ont ensuite lu le discours de Simone Veil, prononcé le 18 janvier 2007, lors de la cérémonie du Panthéon en hommage aux « Justes de France ».

Ces instants de recueillement ont été prolongés par la plantation de l’« arbre des Justes » en présence de Gérard Helmer, curé de Thann, du rabbin Élie Hayoun et d’Arlette Chemouny, présidente du B’nai B’rith de Mulhouse.

Pour clore la cérémonie, une plaque commémorative a été dévoilée par Élie Cohen, représentant le consistoire du Haut-Rhin assisté par Jean-Marie Bockel et Jean Flory. Le verre de l’amitié a été servi dans la souccah alors que l’ensemble Ziq’s trio interprétait de la musique Klezmer.

Spectacle Les vignes du Rangen comme scène de théâtre

  le 08/10/2013

Michel Tschann est le président des Comédiens Saint-Théobald et le scénariste des « Féeries nocturnes », qui seront jouées ce samedi 12 octobre dans le vignoble de Thann. Photo Arnaud Viry

Michel Tschann est le président des Comédiens Saint-Théobald et le scénariste des « Féeries nocturnes », qui seront jouées ce samedi 12 octobre dans le vignoble de Thann. Photo Arnaud Viry

 

Samedi 12 octobre, de 19 h à 22 h 30, les comédiens de Saint-Théobald vont investir le Rangen, à Thann, pour des vendanges théâtrales. Rencontre avec Michel Tschann, le scénariste de ces « Féeries nocturnes ».

  Michel Tschann, vous êtes le président des comédiens Saint-Théobald et le scénariste des « Féeries nocturnes », qui sont mises en scène par Mélasse et qui seront jouées ce samedi 12 octobre dans le vignoble du Rangen à Thann. Comment est né le projet ?

En 2012, nous avions joué Les Secrets du Rangen de jour. Cette année, à l’occasion du 60e anniversaire de la Route des vins, j’ai eu envie de créer un spectacle semi-nocturne dans les vignes, car je trouve que l’ambiance est magique, féerique, d’où le nom du spectacle.
Comment va se dérouler le spectacle qui serpentera dans les vignes ?
Les comédiens, accompagnés par des instrumentistes de l’école de musique de Thann et par la chorale de l’Amitié, vont proposer des saynètes près de la chapelle Saint-Urbain. Ils vont interpréter des chroniques mêlées à la saga du Rangen.
Pouvez-vous nous en détailler quelques-unes ?
Le banquet de l’archiduc Sigismund, le passage de Montaigne, d’un contrôleur ès qualité grand cru revêche et procédurier sont quelques-unes des chroniques qui seront jouées dans le spectacle, qui mobilisera une centaine de personnes.
Avec ce spectacle, vous rendez hommage aux viticulteurs et à leur travail sur ce difficile coteau du Rangen. Quelle est votre source d’inspiration ?
Dans mes spectacles, je m’inspire toujours de la saga familiale des viticulteurs Zind-Humbrecht, qui font du vin depuis la Renaissance et qui ont investi dans des parcelles du Rangen à un moment où ce vignoble n’intéressait pas grand monde vu le travail qu’il nécessite.
Michel Tschann, d’où vous vient cette passion pour les spectacles son et lumière ?
Quand j’étais professeur d’histoire-géographie au lycée épiscopal de Zillisheim, je montais régulièrement des spectacles avec mes élèves pour leur expliquer et les impliquer dans les temps forts de l’Histoire de France. La Ville de Thann m’a sollicité pour créer un spectacle, puis est née la Troupe des bâtisseurs. En 2009, j’ai lancé la troupe des Comédiens de Saint-Théobald pour continuer à faire vivre l’histoire thannoise.

Y ALLER « Féeries nocturnes », samedi 12 octobre, à Thann, de 19 h à 22 h 30. Entrée : 2 €. Feu d’artifice à 23 h.

La grimpette des spectateurs débutera à 19 h, à partir de la place du Bungert, à Thann, et, régulièrement, à l’appel du « bangard », le fantaisiste Mélasse, les groupes suivants équipés de lampes et de bonnes chaussures suivront toutes les cinq à dix minutes. Depuis la place et la Porte Sud, le public verra le Rangen paré de mille feux et sera au premier rang pour déguster le vin nouveau (ou le vin chaud) et grignoter les délices servis par Tino. L’animation musicale sera assurée place Zussy par l’Orchestre d’accordéons Saint-Thiébaut.

le 08/10/2013

Fête La quetsche, reine de Willer-sur-Thur

 

Quinze candidates ont brigué le titre de Miss Quetsches 2013, samedi soir, à Willer-sur-Thur.Photos Michel Tschann

Quinze candidates ont brigué le titre de Miss Quetsches 2013, samedi soir, à Willer-sur-Thur.Photos Michel Tschann

 

Samedi, l’élection de la Miss a donné le coup d’envoi de la Fête de la quetsche. La 15e édition de ce rendez-vous populaire fera encore vibrer le cœur des Willerois aujourd’hui et le week-end prochain.

 

 

La Fête de la quetsche est bien ancrée à Willer-sur-Thur où toutes les générations se retrouvent sous le grand chapiteau dressé devant la salle polyvalente : les jeunes pour danser le premier samedi soir ; les familles, le lendemain dimanche pour un déjeuner dansant ; les mamans qui participeront aujourd’hui aux animations des conscrits à la sortie de l’école puis sous chapiteau à partir de 17 h.

Durant ce « Kilwamantig », la démonstration du quadrille, une danse qui se perpétue dans le village, aura lieu ce soir, à 20 h.

Enfin samedi 28 septembre, à leur tour, les aînés seront à l’honneur avec l’élection d’une ravissante Miss Mamie Quetsches « dans une ambiance autrichienne », promet Anne-Marie Trommenschlager, la dynamique vice-présidente des « Amis de la quetsche ».

L’élection, samedi soir, de Miss Quetsches est toujours le temps fort pour les jeunes venus investir la piste de danses. Comme de coutume autour de 22 h 30, l’ambiance, d’abord fébrile dans les coulisses, est soudain montée d’un cran lorsque les 15 candidates exposent leurs charmes sous un tonnerre d’applaudissements.

Après deux tours de piste, portés par l’orchestre Chorus et précédées par Miss quetsches et Mister quetsches 2012, les jeunes filles se sont ensuite alignées et, sous le regard attendri du présentateur Christophe et l’œil expert de « l’habilleur de miss » Yann Yldiz, (boutique Lolita), elles se sont tour à tour présentées.

Vaincre sa timidité

Âgées entre 16 et 22 ans, la grande majorité vient de la vallée. Certaines ont reconnu éprouver du stress et cherchent à vaincre leur timidité dans cette épreuve, beaucoup d’entre elles sont sportives (natation, équitation, basket, marche..), férues de cuisine, musiciennes aussi. Elles ont confié leur plan de carrière : gendarme, expert-comptable, styliste, infirmière, professeur…

Les bulletins de vote de la salle ont été dépouillés jusqu’à une heure du matin en présence d’un jury et « c’est Stéphanie Muller qui remporte le titre Miss Quetsche 2013 » annonce Christophe Trommenschlager sous un tonnerre d’acclamations… prises de vues, cadeaux, et l’incontournable « Zwatchgawaïa » le chant repris en chœur, suivie du traditionnel Holly holly holly ho ! On serait tenté de croire qu’une nouvelle dynastie Muller est née à Willer, sa sœur Mélanie était la Miss 2012 et la même année, le compagnon de Mélanie a eu l’honneur d’être élu Mister Quetsches quant à son petit frère Jérémie, il était mini Mister…

Stéphanie est repartie avec un coffret cadeau voyage et un panier garni, ses dauphines sont Samantha Claude de Dannemarie (1re) et Léa Golly de Kruth (2ème).

Hier après-midi, comme de coutume, pendant le déjeuner dansant animé par l’orchestre D’Hardtwälder, un nouveau couple mini-quetsches a été élu.

Les mamies peuvent encore s’inscrire

Qui portera l’écharpe de Miss Mamie Quetsches ? Un appel est lancé par Anne-Marie et Yann à d’autres candidates pour le concours qui aura lieu samedi 28 septembre. Inscriptions à la boutique « Lolita », 37, rue de la première armée Thann 03.89.37.83.16 ou au 03.89.55 57.32.

De 19 h à 21 h, le tarif des entrées à la soirée sera réduit à 7€ (au lieu de 9€). Il y aura comme chaque soir de succulentes tartes aux quetsches mais aussi une petite restauration et des tartes flambées dans l’ambiance typiquement tyrolienne orchestrée par « Die Elsâsser ».

Dimanche 29 septembre, à 14 h, il y aura le défilé de clôture suivi d’un après-midi dansant animé par l’orchestre Relax.

Concours Regards insolites sur l’Œil de la sorcière

 

 

Romain Luttringer, 1 er prix, Gilles Roger, 2 e, et Patrick Calligaro, 3 e (de gauche à droite) présentent leurs compositions, en compagnie de quelques autres participants .Photo M.T.

Romain Luttringer, 1 er prix, Gilles Roger, 2 e, et Patrick Calligaro, 3 e (de gauche à droite) présentent leurs compositions, en compagnie de quelques autres participants .Photo M.T.

 

Les lauréats du concours photo organisé à Thann sur le thème de l’Œil de la sorcière, ont été récompensés samedi, à l’hôtel de ville.

 

Durant les Journées du patrimoine à Thann, ont été célébrés les 340 ans de l’Œil de la sorcière… Drôle d’anniversaire que celui de la mise à mort de ce redoutable fort, l’Engelbourg, qui faisait autrefois la fierté des Thannois. Et pourtant, jamais cet anneau, vestige pitoyable de l’ancienne tour païenne, surnommé l’œil de la sorcière, n’a suscité tant d’intérêt.

C’était le cas lors de la conférence Engelbourg, les scientifiques mènent l’enquête, donnée vendredi, à l’hôtel de ville et il en était de même pour le concours photo L’Engelbourg insolite , dont les résultats ont été communiqués samedi matin.

Soixante-dix-sept clichés ont été déposés à l’Office de tourisme, par 42 participants. Vingt cadres présélectionnés sont exposés dans le hall de l’hôtel de ville. « L’Œil de la sorcière est naturellement insolite » , admet Jean-Pierre Baeumler, le maire de Thann, en s’adressant aux nombreux participants, impatients de connaître les résultats du concours. Insolite, c’est aussi le critère essentiel retenu par le jury, pour sélectionner les clichés des photographes amateurs, venus de toute l’Alsace. « Nous les avons sélectionnés en respectant leur anonymat le plus total » , assure Jean-Marie Huez, l’un des responsables du Groupe d’animation photo du Relais culturel et porte-parole d’Olivier Malbos, cheville ouvrière du concours et président du jury.

Le premier prix à Romain Luttringer

Après la présentation et la remise de cadeaux aux 20 exposants, les résultats définitifs ont été proclamés. Le premier prix est revenu au Thannois Romain Luttringer, pour Quand l’Engelbourg fait dans la dentelle. « La dentelle, c’est la flèche de la collégiale, nimbée par la brume, pendant que le soleil levant caresse l’Engelbourg, par une belle matinée d’automne », explique l’heureux gagnant, qui ne s’attendait pas à un tel résultat.

Le deuxième prix est revenu à Gilles Roger (sans titre) et le troisième à Patrick Calligaro, pour L’Œil dans l’œil.

Les trois lauréats empochent un bon d’achat au magasin de photo Studio Jean-Paul, de 150, 100 et 75 €

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Une souccah et un discours de Simone Veil pour célébrer la culture juive

le 25/09/2013La souccah, une installation précaire mais exceptionnelle à Thann, a été assemblée et décorée ce lundi. Photo M. T.

La souccah, une installation précaire mais exceptionnelle à Thann, a été assemblée et décorée ce lundi. Photo M. T.

 

Cette année, la culture juive sera fêtée à Thann dimanche 29 septembre. Pour l’occasion, une souccah sera installée. Et pour tout savoir sur la souccah, une conférence sera donnée à 15 h par Josiane Kahn, historienne, à la synagogue.

 

Les journées du patrimoine juif alsacien ont été lancées en 1995 par l’Association européenne pour la préservation du patrimoine juif (AEPJ).

Trente-six communes y participent et proposent une centaine d’événements touchant un vaste public. L’association Les Amis de la synagogue, récemment créée à Thann, n’est pas en reste et s’associe activement aux opérations organisées localement par le B’nai B’rith de Mulhouse, la communauté israélite de Thann-Cernay, et soutenues par le consistoire israélite du Haut-Rhin.

L’événement aura lieu le 29 septembre parce que, cette année, les fêtes juives d’automne, Nouvel an, le Grand pardon ou Yom Kippour et la fête des cabanes ou Souccot, se déroulent, le dernier dimanche du mois. Le thème retenu, « la nature en héritage », se réfère à la bible qui, il y a trois mille ans déjà, recommandait le respect de la nature.

Dans ce cadre-là, Souccot est aussi une fête qui signale concrètement la dernière récolte avant le repos hivernal.

Après avoir ouvert la synagogue et la maison du rabbin, tout en organisant une intéressante exposition lors des portes ouvertes du 15 septembre, les Amis de la synagogue de Thann dresseront cette semaine une souccah.

Cette belle tradition, restée vivace dans l’entre-deux-guerres, avait disparu au fil des ans, mais l’équipe réunie autour de Rose Hochner et d’Elyane Ferrari, la présidente, a décidé de la rétablir en montant les éléments d’une authentique cabane mise à disposition par la maison de retraite Hirschler de Pfastatt. « Nous allons décorer la partie sommitale et ouverte de plantes symboliques. Ce sera une installation précaire mais exceptionnelle à Thann », annonce la présidente.

Hommage aux Justes

Dimanche 29 septembre à la synagogue (5, rue de l’étang) à 15 h, Josiane Kahn, historienne, expliquera les origines et le symbolisme de la souccah puis deux personnalités, Jean-Marie Bockel, sénateur du Haut-Rhin, et l’abbé Jean Flory rendront hommage à leur oncle respectif : Mgr Pierre Bockel, Juste parmi les nations, né dans une famille thannoise et décédé en août 1995 à Strasbourg. En 1942, à Lyon, il était membre de la Résistance et a pris une part active au sauvetage de plusieurs juifs. L’abbé Jean Flory, Thannois d’origine (1886-1949), sera honoré pour sa résistance civique.

Deux élèves de 3e du collège Charles-Walch, Bérénice et Paul, liront dans la foulée le discours de Simone Veil, prononcé le 18 janvier 2007, lors de la cérémonie du Panthéon en hommage aux Justes de France.

Ces instants de recueillement seront suivis par la plantation de « l’arbre des Justes » en présence de Gérard Helmer, curé de la paroisse catholique de Thann et du rabbin Élie Hayoun. Enfin, une plaque commémorative sera dévoilée par Élie Cohen, représentant le consistoire du Haut-Rhin, assisté par Jean-Marie Bockel et Jean Flory.

Pour clore cette cérémonie, on servira le verre de l’amitié sous la souccah pendant que l’ensemble, Ziq’s trio interprètera de la musique klezmer.

Patrimoine Une nouvelle vie commence pour la synagogue de Thann

le 01/09/2013Plusieurs tonnes de matériel ont été évacuées par les bénévoles de l’association. Photos M.T

Plusieurs tonnes de matériel ont été évacuées par les bénévoles de l’association. Photos M.T

 

Les efforts déployés par une jeune association contribueront à rendre un nouvel éclat à la synagogue de Thann. En septembre, un programme de conférences, visites et expositions particulièrement dense participera au rayonnement de la culture juive.

 

La communauté israélite a été présente à Thann durant plusieurs siècles, mais il a fallu attendre 1862 pour qu’une synagogue se construise. De style néobyzantin, l’édifice a beaucoup souffert durant la guerre 14-18 et a été reconstruit en 1924. Mais avec la quasi-disparition de la communauté sur le plan local, plus aucun culte n’y sera célébré à partir de 1985.

Dès lors, le destin du bâtiment semblait tracé : une mort lente pour seul horizon. C’était sans compter sur l’énergie déployée par Elyane Ferrari, Rose Hochner et quelques autres qui vont contribuer à la sauvegarde du lieu, à partir de 2005.

L’ampleur de la tâche aurait pu en décourager plus d’un, mais progressivement Elyane prendra les rênes de l’opération : portes ouvertes de la synagogue, conférences, concerts, films au Relais culturel…

Une association créée en janvier dernier

Au fil des ans, l’intérêt suscité par l’architecture, la qualité des expositions, la confrontation dans un esprit de tolérance des grandes religions du Livre ont porté leurs fruits : les autorités civiles et religieuses accordent leur confiance.

Signe qui ne trompe pas : en janvier 2013, une association « Les amis de la synagogue de Thann », créée spécialement, prend la direction des opérations pour réhabiliter ce magnifique patrimoine. Rose en devient la trésorière, Maurice Schubetzer, le secrétaire, Elyane la présidente. Et pourtant, rien ne prédestinait cette dernière à entreprendre, à 67 ans, une telle mission. Élevée dans la foi catholique, c’est sur le tard qu’elle remarque que sa mère, née Violette Worektchyk, pratiquait des gestes qui lui semblaient bien mystérieux. « Elle allumait des cierges aux anniversaires de décès de mes grands-parents… je me suis renseignée auprès de ma tante et c’est elle qui m’a révélé que j’avais des origines juives, confie Elyane. N’ayant pu dialoguer avec ma maman avant son décès, je me suis adressée au rabbin Hayoun pour m’imprégner de cette riche culture. »

En renouant avec ses racines, la nouvelle présidente est bien décidée à rattraper le temps perdu. Ces derniers mois, l’effort se dirige vers la maison qui jouxte la synagogue. « Mes enfants, avec une dizaine d’autres élèves, y suivaient des cours d’instruction religieuse dans les années 1970… » se souvient Rose, en précisant que son mari, Jacques Hochner, est resté président de la communauté israélite Thann-Cernay de 1978 jusqu’à son décès en 1994. Sa fille Carine a été la dernière à se marier à la synagogue de Thann.

AIDER L’association des Amis de la synagogue de Thann lance un appel aux personnes qui prêteraient des photos et anciens documents pour illustrer la prochaine exposition.

Juin 2013

Spectacle « Féeries nocturnes du Rangen » : prochain spectacle des Comédiens de Saint-Théobald

02/06/2013Les comédiens feront leurs vendanges la nuit, à la lueur des torches. Photo M.T.

Les comédiens feront leurs vendanges la nuit, à la lueur des torches. Photo M.T.

 
 

Pour préparer leur spectacle itinérant présenté à la lueur des torches le 12 octobre, les Comédiens de saint Théobald invitent les personnes intéressées à une réunion, le jeudi 6 juin à Thann.

Les Comédiens de saint Théobald préparent leur 2e spectacle itinérant, les Féeries nocturnes du Rangen , qui aura pour cadre le vignoble thannois.

Avec Les secrets du Rangen , présenté en août 2010, ils avaient déjà investi ce prestigieux coteau mais cette nouvelle création est originale à plus d’un titre. L’année 2013 correspond à celle du 60e anniversaire de la Route des vins d’Alsace et c’est tout naturellement que la troupe thannoise a accepté la proposition de la communauté de communes Thann-Cernay de se joindre aux animations qui vont marquer cet événement.

La période choisie, à savoir la mi-octobre, est celle des vendanges qui, traditionnellement, est placée sous le signe des réjouissances et de la fête. Une idée lumineuse est venue aux concepteurs du spectacle : celui-ci sera nocturne ! En effet, les comédiens fouleront les sentiers viticoles dès la fin du crépuscule. Sur le coteau le plus méridional d’Alsace, les spectateurs partiront de la piste cyclable à la lueur des torches et au clair de lune. Leur foulée nocturne dessinera, le long du sentier conduisant à la chapelle, une chaîne lumineuse ininterrompue. Tout au long du parcours, mini-jeux scéniques, concerts, chants seront éclairés par mille feux : projecteurs, braseros, torches…

Un feu d’artifice final

On ira à la rencontre de tonneliers, charrons, tavernières à la langue agile, d’humbles gens mais aussi de personnalités illustres tels Montaigne ou saint Urbain, on suivra la chronique des bangards, on assistera à des scènes de vendanges des plus généreuses… et on finira convaincu que le Rangen est un terroir exceptionnel.

Les acteurs de la troupe ne seront pas seuls, des figurants vont se joindre à eux dans les grandes scènes de vendanges ou de procession à la chapelle Saint-Urbain. L’école de musique de la ville de Thann sera de la partie : musique folklorique au départ du spectacle, flûtistes pour un banquet médiéval, guitares pour un tableau Renaissance, chants pendant les vendanges, la Chorale de l’amitié, dirigée par Charles Vetter, y participera à son tour.

En guise de grand final, un feu d’artifice sera orchestré par l’artificier Tintin Ardizio, truculent comédien dans les précédents spectacles donnés à Thann ou au Silbertal, à Steinbach

Mars Avril 2013

Thann La synagogue ouvre le temps d’un office et d’un concert

le 30/05/2013
Les belles voix des choristes, aux résonances orientales, ont enchanté l’assistance et révélé les étonnantes qualités acoustiques de la synagogue. Photo M.T. Les belles voix des choristes aux résonnances orientales ont enchanté l'assistance.  Photo Michel Tschann

Les belles voix des choristes, aux résonances orientales, ont enchanté l’assistance et révélé les étonnantes qualités acoustiques de la synagogue. Photo M.T. Les belles voix des choristes aux résonnances orientales ont enchanté l'assistance.  Photo Michel Tschann

La synagogue de Thann, habituellement fermée, a rouvert ses portes dimanche soir, pour une cérémonie religieuse suivie d’un concert de la chorale synagogale de Colmar.

Il y avait beaucoup de monde, dimanche soir à la synagogue de Thann, venu de Mulhouse ou Colmar pour assister à un office religieux juif (qui n’avait pas été célébré à Thann depuis plusieurs décennies) suivi d’un concert choral. Également présents, des catholiques et des protestants qui accompagnaient Gérard Helmer, curé de Thann, et Françoise Gehenn, pasteur de la paroisse réformée…

Prier avec le cœur

Les élus étaient aussi venus nombreux : Michel Sordi, député, Michel Habib et Jean-Jacques Weber, conseillers généraux, Jean-Pierre Baeumler, maire de Thann, Francis Allonas, maire d’Oderen, François Tacquard, président de la communauté de communes de la vallée de Saint-Amarin…

En raison de cette affluence, la partie cultuelle de la soirée a été abrégée. « Il n’est pas dans notre intention de prier de manière légère. Ce qui nous est demandé, c’est de prier avec le cœur, avec sincérité, sans arrière-pensées, pour nous éloigner du quotidien et nous élever vers Dieu » a indiqué Claude Fihma, grand rabbin du Haut-Rhin.

Il a ensuite commenté les merveilleux psaumes entonnés par la chorale synagogale de Colmar. Deux musiciens (piano et flûte) ont accompagné les neuf voix d’hommes, toutes en parfaite harmonie. Des moments de grande plénitude, des résonances orientales qui exprimaient avec force les épreuves du peuple hébreu et sa foi en l’Éternel… Les strophes, entonnées en délicates nuances par les solistes, s’élevaient vers les coupoles en émerveillant l’auditoire, surpris par la qualité acoustique de la synagogue.

La synagogue bientôt restaurée

Après le concert, Jacques Banner, président du Consistoire israélite du Haut-Rhin, a remercié Éliane Ferrari et Rose Hochner, qui ne ménagent pas leurs efforts pour sauvegarder ce lieu de culte.

La synagogue thannoise pourra également devenir un magnifique pôle culturel. Un programme de restauration, soutenu par les collectivités locales et le Consistoire israélite du Haut-Rhin, l’Observatoire du patrimoine religieux et la Fondation de France va en effet démarrer. Il permettra d’accueillir le public pour des concerts ou autres manifestations. « Bientôt, cette synagogue pourra figurer sur la Route européenne du patrimoine juif » a annoncé le président du consistoire.

Le Cercle Saint-Thiébaut, port d’attache des Tinoniers

le 07/05/2013

 

Tino, entouré par les filles du port. Photo M.T.

Tino, entouré par les filles du port. Photo M.T.

Samedi soir et dimanche après- midi, au Cercle Saint-Thiébaut de Thann, les Tinoniers ont présenté un récital de chants de la mer d’une grande qualité.

C’est devenu une réalité au fil des mois : Thann possède de vaillants choristes matelots ! Solidement amarré au Cercle Saint-Thiébaut, son port d’attache, l’équipage réuni par Tino et dirigé avec énergie par André Walgenwitz, maintient le cap sans virer de bord, de sorte que ce deuxième concert de la saison a été d’une grande qualité.

Nouveau répertoire, compositions originales, belles voix entraînantes, nostalgiques, rythmes chaloupés… la virée était belle, agrémentée de surcroît par une surprise : l’intervention de trois musiciens issus du groupe de musique celtique de Riedisheim, les Celtic Ried’s Pipers. Kilt, cornemuses, barde… la magie de la Bretagne s’est répandue un instant auprès d’un public tombé sous le charme.

Écoutez l’océan , Les filles de l’océan , Sur la route de San Francisco , Le port de Tacoma … Les escales étaient nombreuses. Elles ont attiré sur le pont du navire des groupes constitués : Petits chanteurs de Guewenheim, membres des Restos du cœur de Thann et Cernay, chorale de l’amitié de Thann. Tous ont repris en chœur l’air de marin, Seemann.

On a frôlé la mutinerie !

Pendant la pause, pour soulager le vague à l’âme des marins, quelques « filles de mauvaise vie », recrutées chez les Comédiennes de Saint-Théobald, les ont furtivement abordés, et pour soulager les panses de l’équipage serré autour des tables comme des harengs, de délicieux « mantelets de sabord » (rillettes de sardines, crudités) figuraient au menu. Mais dès que la demande de crêpes a dépassé l’offre assurée en cuisine, les convives ont exprimé une subite « colère », on a même frôlé la mutinerie !

Il a fallu de l’humour à la comédienne Josiane Jehlen pour calmer les plus gourmands. Mais qu’importe, la note n’était pas salée et la bonne humeur, la joie, les chants, la danse ont fait chavirer la salle… Du reste, les Tinoniers ont du cœur à revendre car le bénéfice des deux représentations a été versé à l’association des Restos de Thann.

Les Tinoniers se produiront le 21 juin au restaurant Le Caséus, à l’occasion de la fête de la musique. Ils seront de retour au cercle Saint-Thiébaut le 19 octobre avec, au menu, une choucroute de la mer.

EXPO: l’Alsace à vue de coucou au Relais Thann

L’église fortifiée de Hunawihr, au cœur des vignes.Photo Tristan Vuano L'église fortifiée d'Hunawihr au coeur des vignes  Photo Michel Tschann

L’église fortifiée de Hunawihr, au cœur des vignes.Photo Tristan Vuano L'église fortifiée d'Hunawihr au coeur des vignes 

Depuis la semaine dernière, Tristan Vuano, un jeune pilote de l’aérodrome de Habsheim, expose de superbes vues aériennes des Vosges et de la plaine d’Alsace dans le hall du Relais culturel de Thann.

Mardi dernier, au Relais culturel, les membres du Gap (Groupe d’animation photo) de Thann ont rangé la dernière expo Scène de rue et mis en place la nouvelle, intitulée Alsace à vue de coucou. Ce sont au total 27 vues aériennes, en couleur, captées quelquefois à partir d’un ULM paramoteur, mais le plus souvent d’un avion de tourisme. L’appareil, un Robin DR400, est un monomoteur quadriplace qui permet de couvrir une grande partie de la région en près d’une heure de vol. On pourrait s’attendre à des clichés dont l’intérêt serait essentiellement documentaire, mais au premier coup d’œil, les prises de vues surprennent par leur atmosphère particulière.

Prises de vue au fil des saisons

« Magie de printemps », « couleurs acidulées au Bollenberg », « Ortenbourg majestueux », « Vagues matinales au-dessus des nuages »… calé à bord du cockpit, le doigt sur le déclencheur, Tristan Vuano sillonne le ciel alsacien et capte ses instants insolites et les aspects les plus fugitifs du paysage qui se déploie de Saint-Louis à Wissembourg.

« Je ne fais pas de la photo aérienne à la chaîne’’ » , précise Tristan, « Je privilégie des lieux qui s’accordent bien avec les saisons afin de dégager l’ambiance qui l’accompagne ».

Chaque saison apparaît, vue du ciel, dans son écrin bien particulier : les vastes prairies fleuries et les champs de colza se mirent dans le Sundgau au printemps. En été, le soleil couchant caresse la poussière dorée des moissonneuses et inonde de couleurs chaudes des champs de blé.

En automne, la Route des vins, de Thann à Marlenheim, se pare de mille reflets. Quant à l’hiver, ce n’est pas une morte saison : c’est le temps des retouches et du traitement des photos effectué chez soi bien au chaud. Mais dès que le ciel se dégage, Tristan n’hésitera pas à survoler les pistes de ski du Markstein et du Hohneck. Le passage devant le radar du Grand Ballon givré par le vent glacial est tout simplement magique

Thann Soirée parisienne pour souffler les 20 bougies du Caséus

 

L’ensemble vocal et musical, Monsieur et ses dames a présenté un répertoire de chansons parisiennes. Photo M.T.

L’ensemble vocal et musical, Monsieur et ses dames a présenté un répertoire de chansons parisiennes. Photo M.T.

Vendredi dernier, l’ensemble vocal et musical Monsieur et ses dames a inauguré un cycle d’animations destiné à marquer le 20e anniversaire de l’établissement thannois Le Caséus.

La clientèle du restaurant Le Caséus, à Thann, s’est habituée au cadre savoyard et rustique du lieu, avec au menu ses spécialités fromagères. Mais vendredi dernier, le dépaysement était complet : atmosphère feutrée, nuance pourpre à la lueur des chandelles, personnel en tenue rouge et noir impeccable.

Une occasion de marquer l’anniversaire de la maison, « 20 années de bonheur ». Un bonheur que le maître des lieux, Michel Vaccaro, a tenu à partager : chaleureux remerciements pour le personnel, les habitués, les amis, mais aussi présentation des nouveaux espaces, intérieur et extérieur.

L’une des extensions, « Les loges de Francis », a été baptisée ainsi en hommage à Francis Ruhlmann, ancien directeur du Relais culturel, tandis que les visages des stars du 7e art ornent les murs… Faut-il imaginer Le Caséus comme un nouveau lieu culturel ? C’est un pas que Valérie Calligaro a vite franchi en concoctant une kyrielle d’animations qui vont se succéder tout au long de l’année.

Ambiance cabaret

C’est l’ensemble Monsieur et ses dames qui vient d’inaugurer le cycle en offrant à plus d’une centaine de convives une balade musicale des plus exquises, de Saint-Germain jusqu’à la butte Montmartre.

Entre les mets servis dans la pure tradition gastronomique parisienne, les pauses musicales ont répandu d’une table à l’autre une ambiance cabaret tendre et romantique à souhait ainsi qu’un bel hommage aux plus grands noms de la chanson française : Jacques Brel, Édith Piaf, Serge Gainsbourg, Michel Legrand…

Deux dames, Astrid Beltzung et Marie-Josée Murer, complices en parfaite harmonie, ont tour à tour brandi le micro, accompagnées par deux talentueux artistes issus du conservatoire : Martine Lambrecht (chant, contrebasse et piano) et Christian de Léopold (chant et piano). Entre chaque pièce chantée, Josiane Jehlen, comédienne, a présenté des intermèdes poétiques et décalés

Les paysages de Francis Hungler s’exposent à la médiathèque

 

L’exposition « Paysage » de Francis Hungler se poursuit à la médiathèque jusqu’au 4 mai. Photo Michel Tschann

L’exposition « Paysage » de Francis Hungler se poursuit à la médiathèque jusqu’au 4 mai. Photo Michel Tschann

La médiathèque de Thann expose jusqu’au 4 mai l’exposition « Paysage » de l’artiste guebwillerois Francis Hungler.

Gravures sur bois ou sur acier, estampes, encres grasses, tailles douces… Des techniques anciennes ou plus actuelles sont explorées par un artiste talentueux et passionné, en perpétuelle recherche dans son art. Lors du vernissage, Stéphanie Favrel, directrice de la médiathèque, a livré une élogieuse présentation de Francis Hungler. « Je trouve que tes œuvres sont à l’image de ton travail : solitaire, minutieux, méditatif et silencieux, tout en profondeur. Tes gravures nous invitent à la rêverie et à la réflexion… Tu es un artiste exigeant, toujours en recherche, rare et précieux », a-t-elle conclu.

 

Francis Hungler n’est pas un inconnu dans la région. Ancien élève des Beaux-Arts de Mulhouse, après sa licence d’arts plastiques décrochée à Strasbourg, il s’est consacré très tôt à la gravure et a exposé dans des galeries à Bâle, Strasbourg, Colmar, dans les médiathèques (Pau, Cernay, Mulhouse). Ses sources d’inspiration ? Hercule Seghers, peintre et graveur du siècle d’or néerlandais, considéré par Rembrandt comme son maître et reconnu plus tard par Nicolas De Staël comme son double. À l’instar des œuvres de ces grands maîtres, les paysages intemporels de Francis Hungler invitent à la contemplation. Ils dissimulent quelques rares personnages en mouvement : rameur, équilibriste, don Quichotte et dégagent par endroits une atmosphère dense, des cieux lourds amplifiés par la grisaille des feuilles de plomb… Ailleurs la précision, le sens du détail éclatent sur les branches d’arbres finement ciselés, inspirés par la quiétude des estampes japonaises.

 

Les paysages en creux se révèlent aussi à travers de subtiles variations dans les couleurs : rouge grenat, jaune d’ocre, bleus profonds et minéraux intenses et métalliques. « Graver, c’est imaginer l’envers des choses, c’est apprendre à les voir autrement, à percevoir une autre réalité… », a noté Stéphanie Favrel

Thann Une fondation pour accroître le rayonnement de Charles Walch

le 03/04/2013

 

Face à l’assistance, François Walch, neveu de Charles Walch et caution morale de l’artiste (deuxième à gauche), en compagnie notamment de Jean-Marie Bockel et Jean-Pierre Baeumler. Photo M.T.

Face à l’assistance, François Walch, neveu de Charles Walch et caution morale de l’artiste (deuxième à gauche), en compagnie notamment de Jean-Marie Bockel et Jean-Pierre Baeumler. Photo M.T.

L’assemblée constitutive des Amis de Charles Walch s’est tenue jeudi dernier à l’hôtel de ville de Thann.

Thur en 1944 ; Hibou ; bouquets éclatants dans une symphonie de couleurs : toute une collection du peintre était regroupée dans la salle d’honneur de l’hôtel de ville. Une exposition des amis de Charles Walch bien éphémère, a regretté le maire, Jean-Pierre Baeumler.

 

La fondation chargée de faire rayonner le renom de l’immense artiste thannois s’appelle désormais Les amis de Charles Walch. Bertrand Grosclaude, qui présidait l’assemblée constitutive, a remercié François Walch, qui s’est beaucoup investi pour accroître la notoriété de son oncle. Il a expliqué que l’heure était venue de créer une structure chargée de relayer la famille. « Charles Walch est né à Thann le 4 août 1896, avec le bras droit atrophié. Sa malformation le mûrit précocement et très tôt, son carnet à dessin et sa boîte de couleurs deviennent des moyens d’évasion , explique Catherine Faulhaber, dans son exposé biographique. Après ses études à Thann, il suit les cours de la Société industrielle de Mulhouse et c’est en 1918 qu’il obtient une bourse pour s’installer à Paris et fréquenter l’École des beaux-arts. Il épousera en 1925 Maria Schermesser, qu’il avait rencontrée à Thann le jour de la crémation des trois sapins, deux ans auparavant… »

 

« Une personnalité attachante »

 

Charles Walch est décédé le 12 décembre 1948, alors qu’il était occupé à peindre dans son atelier. Auparavant, le Musée des beaux-arts de Mulhouse lui avait consacré une cinquième et dernière exposition.

L’artiste a toujours manifesté son attachement pour l’Alsace, Thann et Mulhouse, en particulier. Il est donc naturel pour Jean-Marie Bockel, Thannois d’origine, de même que pour Jean-Pierre Baeumler, maire de Thann, de lui rendre un hommage. « J’ai vécu un amour sincère pour le tableau Bouquet d’anniversaire, qui ornait mon bureau de maire. Un petit moment de grâce que j’ai pu vivre chaque matin. C’est l’œuvre d’une personnalité attachante influencée par la lumière thannoise », témoigne l’ancien maire de Mulhouse.

 

Jean-Pierre Baeumler a lui aussi le privilège d’admirer une oeuvre de Walch, suspendue dans son bureau de maire. Il n’a pas manqué de rappeler à l’assistance tous les honneurs rendus à l’artiste par sa ville natale : « Un collège porte son nom, une grande exposition organisée par les Amis de Thann lui a été spécialement consacrée il y a vingt ans. » Le maire a ensuite annoncé l’installation, près de l’hôtel de ville d’une sculpture de Charles Walch qui sera offerte prochainement par François Walch.

 

À la fin de la réunion, Bertrand Grosclaude a remercié Robert Anisimoff, cheville ouvrière de l’exposition des peintres haut-rhinois, à Saint-Amarin. Puis il a dévoilé plusieurs projets destinés à « donner à Charles Walch sa place prépondérante » : en 2015 et 2016, une nouvelle exposition au Musée des beaux-arts de Mulhouse, une autre dans un château de la Loire, et un site internet : www.charles-walch.com

Clap de fin pour Francis Ruhlmann au Relais culturel

Paru le 09/03/2013

Plus de 130 invités sont venus témoigner leur reconnaissance à Francis Ruhlmann (à droite), l’ancien directeur du Relais culturel de Thann, désormais retraité. Photo M.T.

Plus de 130 invités sont venus témoigner leur reconnaissance à Francis Ruhlmann (à droite), l’ancien directeur du Relais culturel de Thann, désormais retraité. Photo M.T.

Le départ de Francis Ruhlmann, directeur du Relais culturel de Thann pendant 24 ans, a été fêté mercredi soir, en présence de nombreux invités et amis.

« Nous avons lancé 150 invitations… Nous sommes plus de 130 ce soir ! », déclarait Jean-Marie Huez à cette foule venue témoigner sa reconnaissance à Francis Ruhlmann, directeur du Relais culturel de Thann.

Artistes, techniciens, responsables de structures partenaires, administrateurs, bénévoles du relais, élus, journalistes, enseignants, personnel de l’office de tourisme, proches parents, etc. étaient rassemblés à ses côtés dans le hall. Un hall décoré avec talent par Michel Vaccaro, venu avec tout le personnel du Caséus, offrir le buffet pour honorer cet ami de longue date