dimanche 26 avril 2015 

TOURISME Hautes Vosges d’Alsace en quête d’une stratégie ciblée

Une étude de l’Observatoire régional du tourisme d’Alsace (Orta), rendue publique cette semaine, détaille les secteurs vers lesquels doivent porter les efforts, dans le Pays Thur-Doller.


Le patrimoine architectural et le vignoble occupent une place de choix parmi les produits touristiques à privilégier dans le Pays Thur-Doller. Photo L’Alsace/M.T.
Le patrimoine architectural et le vignoble occupent une place de choix parmi les produits touristiques à privilégier dans le Pays Thur-Doller.

En lançant sa marque Hautes Vosges d’Alsace (HVA), le Pays Thur-Doller a exprimé sa volonté de travailler avec les trois offices de tourisme (OT) de Saint-Amarin, Masevaux et Thann sur un territoire cohérent et pertinent sur le plan touristique. Cette marque entend communiquer une identité forte et des actions bien ciblées. Le site internet commun pour les OT, une charte graphique unique contribuent à promouvoir la destination auprès des clientèles éloignées. Mais, au fil des mois, il a bien fallu admettre que la connaissance de ces clientèles ciblées par HVA est trop limitée. Les données chiffrées font défaut et contraignent les collectivités et les offices de tourisme à naviguer à vue, dans un domaine en perpétuelle évolution.

C’est pourquoi le Pays Thur-Doller et les trois communautés de communes partenaires se sont tournés vers l’Observatoire régional du tourisme d’Alsace (Orta). Sa mission : mieux définir ce qu’est le tourisme, ce qu’il représente dans l’économie alsacienne et comment évoluent l’offre et la demande. L’étude a été réalisée par le cabinet Traces TPI et les données concernant Hautes Vosges d’Alsace ont été présentées la semaine dernière au Pôle ENR de Cernay, par Benoît Gangneux, responsable de l’Orta, aux élus et personnels des offices de tourisme.

À bien des égards, le tourisme apparaît comme une nébuleuse difficile à cerner. L’Orta a pris en compte dans diverses collectivités, territoires ou métropoles alsaciennes, pas moins de 18 activités caractéristiques du tourisme, comme les transports, les agences de voyages, les restaurants, les types d’hébergement, la gestion des musées, les parcs d’attractions, les remontées mécaniques, les salles de spectacles, etc.

Les chiffres communiqués permettront, dans l’avenir, de définir une stratégie touristique adaptée aux hautes Vosges d’Alsace. Elle se détaille de la manière suivante, pour l’offre : 11 200 lits touristiques, 1200 établissements (hôtels, campings, meublés, résidences secondaires). La fréquentation : 365 000 touristes. Les retombées : 60 millions dépensés, 41 millions de chiffres d’affaires générés pour les entreprises et 1030 emplois (soit 4,5 % des actifs).

La vallée de Saint-Amarin vire en tête

Le plus surprenant, c’est la comparaison des retombées chiffrées par communauté de communes. Si Thann-Cernay totalise plus de la moitié des emplois touristiques, en revanche, c’est la vallée de Saint-Amarin qui attire le plus les touristes (43 %), qui dispose le plus de lits touristiques (55 %) et qui, forcément, enregistre le plus de nuitées (45 %).

Fort de ce constat, André Moritz, président de l’OT Thann-Cernay, entend encourager la bonne entente des collectivités. « La fusion hautes Vosges d’Alsace n’est pas la meilleure formule. Il est préférable de travailler ensemble sous une même bannière, afin de valoriser nos produits touristiques », a-t-il soutenu, en citant quelques produits phares, qui méritent d’être exploités, comme les vins et la gastronomie, la dégustation, le train touristique, les partenariats vers l’extérieur, Mulhouse par exemple, avec les transports en commun.

Bernwiller Maison Henner : fardeau ou chance pour la commune ?

Près de 80 personnes, invitées par le maire Philippe Schittly, se sont retrouvées à la salle communale pour s’informer et débattre d’un enjeu de taille : que faire de la maison du peintre Jean-Jacques Henner ?


La maison construite par le peintre en 1885. Photo L’Alsace/M.T. La maison construite par le peintre en 1885  Photo Michel Tschann
La maison construite par le peintre en 1885. Photo L’Alsace/M.T. La maison construite par le peintre en 1885  

L’imposante bâtisse a été achetée par la commune en 1998. Transformer ce lieu en maison du village au service des habitants est difficile, car la réglementation des Établissements recevant du public (ERP) est lourde à supporter pour les finances communales. Cependant, ce lieu de mémoire mérite d’être entretenu et pourrait servir à un grand projet culturel qui pourrait rayonner bien au-delà de Bernwiller.

Un dossier à boucler pour le 28 mai

C’est pourquoi la municipalité s’est adressée à Bénédicte Dumeige, conseillère en stratégie touristique, pour ficeler un dossier de candidature destiné à décrocher des fonds européens Leader. Il y a urgence, car le dossier doit être finalisé pour le 28 mai. Une réponse positive entraînera, par effet de levier, des subventions de la Région Alsace et de l’intercommunalité.

Bénédicte Dumeige a mené une étude sur le terrain en expliquant, photos d’époque et dessins du peintre à l’appui, que si Jean-Jacques Henner s’est installé à Paris où ses héritiers ont aménagé, en 1920, un musée qui lui est exclusivement dédié, le grand peintre alsacien avait gardé beaucoup d’attaches à Bernwiller et dans le Sundgau.

La conseillère en stratégie touristique a évoqué les déplacements à pied du peintre jusqu’au collège d’Altkirch, les bienveillances familiales qui ont permis au dernier des six enfants de la famille Henner de décrocher une bourse et poursuivre sa formation aux Beaux-arts à Paris. Lorsque viendra le temps de la notoriété, il fera construire en 1885 sa maison à l’extrémité sud du village pour y aménager un atelier, inviter des visiteurs de passage, élever des animaux (un chien, des cigognes), s’occuper du jardin, d’un étang, se promener, dessiner et peindre sans relâche jusqu’à sa mort en 1905.

« L’âme du village, ça n’a pas de prix »

Avant de présenter divers scénarios d’aménagement des lieux, la conseillère parisienne a fait des relevés de l’ancien étang, des terrains communaux qui jouxtent la maison sur le plan cadastral, du sentier GR qui traverse Bernwiller, du verger communal, autant de lieux qui étaient familiers au peintre. Le musée dispose d’une importante collection de carnets, dessins et photos susceptibles d’illustrer un sentier de découverte qui pourrait être aménagé sur les traces de cet immense artiste alsacien réputé bien au-delà de nos frontières. Le débat portant sur les trois projets d’aménagement a été particulièrement animé : qui va porter le projet ? Quel en sera le coût ? Faut-il s’adresser à un aménageur privé ? Quel sera l’impact économique, touristique ? Faut-il transformer la maison partiellement sur un étage ou sur la totalité ? Qui prendra la décision ?

Un intervenant a donné le ton final : « Si on ne fait rien, on perd l’âme du village et ça, ça n’a pas de prix. Cette maison, il faut y croire, c’est une chance pour Bernwiller, ça nous oblige à être inventifs. Le projet ne peut qu’être fédérateur ! »

jeudi 29 janvier 2015

Thann Les Arts de la table en vedette au lycée Pointet

Le lycée des métiers Pointet, à Thann abritait, hier, le Salon culinaire et arts de la table 2015, sur le thème du carnaval. Auparavant présentée lors de la braderie annuelle, l’exposition culinaire renaît ainsi de ses cendres.


L’inspection des tables et des plats par Daniel Kornacker, accompagné par des cuisiniers et restaurateurs. Photos L’Alsace/M.T.
L’inspection des tables et des plats par Daniel Kornacker, accompagné par des cuisiniers et restaurateurs. Photos L’Alsace/M.T.

« Ici, la hauteur de la nappe n’est pas conforme, l’autre est froissée par endroits », note Myriam Thuet, du Restaurant Le Renard à Thann, après une dernière inspection des tables du restaurant pédagogique La Pépinière du lycée des métiers Charles-Pointet, hier à Thann. Ici, tout a été étudié dans les moindres détails : le dressage, intégré dans les arts de la table et étudié pour le plaisir des yeux, a été réalisé en parfaite harmonie avec le salon culinaire destiné à ravir les papilles.

Vers 10 h, le verdict du jury tombe (lire encadré). Futurs restaurateurs et chef-cuisiniers confirmés se sont alignés pour présenter le meilleur de la profession. « Nous disposons cette année d’élèves de seconde de bon niveau qui seront plus tard de bons éléments en bac pro et… sans doute d’excellents cuisiniers », a relevé Madeleine Meyer, proviseur, après avoir admiré les noix Saint-Jacques de Marwan, élève de seconde bac pro, actuellement en stage au Renard à Thann.

« Ces jeunes ont de l’or dans leurs mains, a noté Jean-Paul Omeyer, vice-président de conseil régional, au cours de la réception des officiels. J’espère que l’exposition des restaurateurs, qui se tenait jusqu’à présent à la mairie de Thann en septembre, pourra se poursuivre tous les ans au lycée des métier s. » Car, c’est un fait, beaucoup de restaurateurs du secteur l’ont relevé : l’exposition culinaire qui se déroulait pendant le marché annuel avait perdu son lustre d’antan, à tel point qu’il a fallu le supprimer en 2014.

Oscar Kléthi, 101 ans, invité d’honneur

« En janvier et dans ce nouveau cadre pédagogique, nous aurons plus de temps pour présenter nos savoir-faire, c’est pourquoi cette manifestation phare de la profession pourra certainement perdurer » , affirme à son tour Daniel Kornacker, président de la section de Thann de l’Union des métiers de l’industrie hôtelière, la structure organisatrice du salon culinaire partenaire du lycée Charles-Pointet. Un point de vue partagé par les autres invités, notamment l’invité d’honneur Oscar Kléthi, (101 ans) qui, il y a 50 ans, exploitait le restaurant d’Alsace à Vieux-Thann. Autres invités, Danielle et Louis Griffanti, eux, représentaient l’École alsacienne des chiens-guides d’aveugles régulièrement soutenue par les restaurateurs, Alain Goepfert, adjoint à la Ville de Thann, Yves Feder, président des restaurateurs de l’arrondissement de Guebwiller ainsi que Jean-Jacques Better, président départemental.

Ce partenariat exemplaire s’est ensuite prolongé dans l’autre salle de restaurant pédagogique où plus de 100 couverts ont été servis. Chefs-cuisiniers du Pays Thur Doller et futurs cuisiniers de l’établissement ont préparé un menu exceptionnel dans un cadre soigné, car comme le souligne la proviseure : « Cuisine et salles sont en harmonie car les meilleurs plats ne sauraient être appréciés s’ils étaient mal servis ». La décoration des lieux est particulièrement raffinée car les murs servent toute l’année à des expos de peintures. Les nombreux visiteurs de l’exposition sur les arts de la table et du salon culinaire ont pu le constater durant toute la journée.

Découverte des plats préparés sur le thème du carnaval, démonstration de flambage ou de découpes et menu gastronomique complétaient le programme de la journée.

vendredi 23 janvier 2015 

subventions Une large consultation pour décrocher des fonds européens

Près de 70 personnes, réunies à l’Embarcadère de Vieux-Thann, ont participé jeudi soir à la conférence territoriale destinée à préparer la candidature du Pays Thur Doller au programme de fonds européens Leader 2015-2020.


Pour recenser les besoins, des visites, comme ici à la ferme Holschlag à Dolleren, ont été organisées le 7 janvier dernier. Photo L’Alsace/M.T. Pour recenser les besoins, des visites, comme ici à la ferme Holschlag(Dolleren), ont été organisées le 7 janvier dernier  Photo Michel Tschann
Pour recenser les besoins, des visites, comme ici à la ferme Holschlag à Dolleren, ont été organisées le 7 janvier dernier. Photo L’Alsace/M.T. Pour recenser les besoins, des visites, comme ici à la ferme Holschlag(Dolleren), ont été organisées le 7 janvier dernier  

Afin de bénéficier des fonds européens, il était nécessaire de consulter une palette très large d’élus et de représentants de la société civile du Pays Thur Doller. C’était l’objectif de ce forum animé par Mickael Ethève, consultant d’un cabinet lyonnais, et Noémie Claudon, animatrice Leader sur le territoire.

Élus, personnels des communautés de communes, du Parc naturel régional des Ballons des Vosges, chambres consulaires, chefs d’entreprises, présidents d’association, se sont donc exprimés sur les économies rurales, le tourisme, l’agriculture, l’artisanat, la transition énergétique, la qualité de vie en Thur Doller.

Une centaine de projets soutenus entre 2009 et 2014

« Notre territoire est l’un des plus affectés par le chômage et pourtant, les atouts ne manquent pas. Entre 2009 et 2014, une centaine de projets Leader a été soutenue à hauteur de 40 % » , a rappelé François Tacquard, président du syndicat mixte.

Des propos complétés par Laurent Lerch, conseiller général et président du GAL (Groupe d’actions locales), qui expliquait l’effet levier de ces multiples petits projets innovants axés sur la coopération avec d’autres territoires et le partenariat exemplaire entre acteurs publics et privés.

Au cours des échanges, divers axes pour « réaliser un éco-territoire de référence » ont été approuvés. On soutiendra sans réserve l’économie de proximité, les circuits courts, l’éco-tourisme, l’économie verte en misant aussi sur les énergies renouvelables, la rénovation thermique, la valorisation des déchets.

En revanche, les avis sur la mobilité, les interconnections sur les trajets domicile-travail et l’éco-citoyenneté par le biais de financement participatif, sont plus mitigés. « Pour faire face au dépeuplement des fonds de vallées, le télétravail facilité par la fibre optique est une solution. Par ailleurs, il faut déplorer également l’absence d’une véritable filière bois… » , admet Laurent Lerch.

« Soutenir une offre touristique complète »

Pour sa part, Anne Kleindienst, directrice du Parc naturel régional, déplore que les TGV arrivant à Remiremont et à Mulhouse mais soient souvent mal reliés aux lieux touristiques. « Il serait utile aussi d’attirer les Bâlois en soutenant une offre touristique complète », propose Alain Grieneisen, maire de Burnhaupt-le-Bas.

Coopérer avec d’autres territoires voisins, Michel Knoerr, président du SMTC, tient à l’encourager en visitant les lieux de traitement des déchets et l’éco-quartier de Fribourg. Quant à Jacques Muller, ancien maire de Wattwiller, il tient à s’inspirer des modèles allemands pour viser l’autonomie énergétique et la valorisation de la biomasse générée par l’agriculture…

Voilà de quoi alimenter le dossier de candidature au programme Leader, mais pas seulement, puisque la démarche a également réussi à mobiliser de belles capacités d’initiative en Thur Doller.

 

Pays Thur Doller TV, la web télé de proximité

le 11/04/2014Mélasse (à droite) anime la rubrique Tempo. Il avait dernièrement pour invité le duo Bersy, formé de la chanteuse thannoise Sylvie Fontaine et de Bernard, qui l’accompagne. Photo M.T.

Mélasse (à droite) anime la rubrique Tempo. Il avait dernièrement pour invité le duo Bersy, formé de la chanteuse thannoise Sylvie Fontaine et de Bernard, qui l’accompagne. Photo M.T.

 

La web télé Pays Thur Doller TV, basée à Willer-sur-Thur, présente les diverses animations organisées dans le secteur. Le prochain enregistrement en direct est prévu vendredi 24 avril à 19 h.

 

« Votre enregistrement est prévu le 24 avril à 19 h, à Willer-sur-Thur, 5 rue du Canal… » Pareille invitation est adressée tous les mois à de nombreux dirigeants d’association, commerçants, chefs d’entreprise… Nouveauté : les invités sont enregistrés en direct sur internet, comme ce sera le cas vendredi 24 avril à partir de 19 h. L’émission traite mensuellement d’une dizaine de sujets et balaie l’ensemble de l’actualité du Pays Thur Doller.

La formule est désormais au point. Les principaux sujets et communiqués sont regroupés par rubriques, telles que Bonjour, présentée par Sylvain Schreiner. La dernière en date avait pour invité Robert Anisimoff, organisateur de l’exposition d’œuvres choisies de la Collection d’Art de haute Alsace qui sera présentée au Cap de Saint-Amarin le week-end de Pâques.

Un média d’avenir

La séquence Eco, animée par Nathalie Schnoebelen, avait pour thèmes « les décos florales de Pâques », avec Sylvie Grunenwald (du magasin Chlorophylle) et les randonnées sur les sentiers des Vosges, avec Pascal Garny, accompagnateur en montagne de Côté Vosges. La rubrique Tempo signalait les nouveautés musicales. Animée par Mélasse, elle accueillait le duo Bersy, formé des Thannois Bernard et Sylvie Fontaine, qui interprètent des chansons françaises.

« La web télé de proximité est un média d’avenir. Pour lancer un événement, faire connaître un produit nouveau, un artiste du secteur de Cernay, Saint-Amarin, Thann, Masevaux… Autant profiter de l’émission mensuelle et en plus, c’est gratuit. Une centaine de sujets y sont traités par an et les vidéos peuvent être consultées sur le site. Nous avons dépassé les 430 000 sollicitations du serveur… » précise Pascal Ferrari, directeur de la station.

Le magazine comporte également des nouvelles rubriques telles que « La photo du mois ». Actuellement, il s’agit de celle du photographe Daniel Nussbaum, prise sur les berges de la Thur et montrant son oiseau fétiche, le cincle plongeur.

La web télé willeroise devient de plus en plus interactive et invite les « télé-surfeurs » à participer à des jeux-concours. Par exemple, la question du dernier quiz : quel est le nom du saint de la statue qui surplombe la commune de Willer-sur-Thur ?

Parmi les sujets qui seront traités le 24 avril : la Nef des sciences de Mulhouse, les prochains concerts du groupe Poupée de loup, la programmation de la Grange Burcklé de Masevaux…

SURFER www.paysthurdoller.tv

Tourisme Thann en bonne place parmi les « détours de France»

le 13/03/2014Noémie Seuillot, agent de développement touristique à la communauté de communes, et Michel Habib, vice-président chargé du tourisme, devant une fontaine dont la réparation a contribué à l’amélioration de la note de la ville de Thann. Photo M.T.

Noémie Seuillot, agent de développement touristique à la communauté de communes, et Michel Habib, vice-président chargé du tourisme, devant une fontaine dont la réparation a contribué à l’amélioration de la note de la ville de Thann. Photo M.T.

 

La ville de Thann améliore son classement au label des « 100 plus beaux détours de France ». Sa note est passée de 197 à 237 sur 400.

 

« L’appartenance aux ‘‘100 plus beaux détours de France’’ est un excellent moyen de valoriser nos atouts touristiques », souligne Michel Habib, premier adjoint au maire de Thann et vice-président de la communauté de commune Thann-Cernay (CCTC), chargé de l’économie et du tourisme. La ville adhère à ce réseau depuis 1998, pour une participation de 3600 € par an.

De 25, l’association s’est élargie à 100 communes, réparties dans toute la France. Leur nombre d’habitants va de 2000 et 20 000 et elles ne possèdent pas toutes la réputation de Sarlat ou Honfleur. Mais elles répondent à des critères rigoureux, comme être située à l’écart des grands axes, posséder un patrimoine et des bâtiments classés, un office de tourisme ouvert toute l’année, organiser des manifestations de qualité, proposer un accueil hôtelier permanent, des visites guidées, bénéficier d’un environnement touristique intéressant pour un séjour d’au moins trois jours et avoir un site internet.

Thann remplit ces conditions. En contrepartie, elle bénéficie de la promotion du guide national édité par Michelin. Ce guide, tiré à 220 000 exemplaires, est distribué gratuitement dans les offices de tourisme, hôtels-restaurants des villes concernées.

L’autre avantage, ce sont les échanges entre villes qui sont confrontées aux mêmes problèmes : sécurité, zones piétonnes, signalisation, restauration du patrimoine, relations avec les hôteliers-restaurateurs, petit commerce, etc. « Nous sommes tous solidaires. Récemment, nous avions un appel de Montargis : l’office de tourisme de cette commune voulait des renseignements sur le matériel de sonorisation utilisé chez nous » , témoigne Dominique Fiegel, directrice de l’office de tourisme de Thann-Cernay.

Pour aller plus loin, les villes membres se réunissent chaque année en congrès et sont auditées tous les trois ans par un cabinet indépendant.

Des améliorations mais peut mieux faire…

Les rapports de ce cabinet sont encourageants. Par rapport à 2007, la note de Thann a progressé de 197 à 237 sur 400. Des améliorations perceptibles ont été prises en compte : l’espace muséographique de la Porte sud de la Route des vins, l’extension de l’hôtel de ville, le nouveau vitrail de la collégiale, la réparation des fontaines, les parkings gratuits, les plans de ville, la nouvelle aire d’accueil des camping-cars, les sentiers thématiques…

En revanche, il reste à améliorer la circulation au centre-ville, la signalétique, les animations en soirée et les stop-trottoirs qui gênent les piétons.

« Nous nous sommes réunis récemment à Provins, avec les cinq communes du grand Est, et avons réalisé un présentoir qui exposera cinq documents consacrés à ces villes. Cela permet des renvois de clientèle sur des itinéraires assez courts. Les seniors et camping-caristes sont particulièrement demandeurs » , explique Dominique Fiegel.

Entreprises Cristal récompense ses salariés innovants

le 18/12/2013Les gagnants et finalistes du concours interne organisé par l’entreprise chimique thannoise Cristal France, en compagnie du PDG Christian Wendling (à gauche). Photo M.T. Les gagnants et finalistes du concours (à gauche , Christian Wendling PDG)  Photo Michel Tschann

Les gagnants et finalistes du concours interne organisé par l’entreprise chimique thannoise Cristal France, en compagnie du PDG Christian Wendling (à gauche). Photo M.T. Les gagnants et finalistes du concours (à gauche , Christian Wendling PDG)  Photo Michel Tschann

 

La remise des prix du concours Cristal brilliance awards, organisée par la société Cristal France de Thann, s’est tenue récemment à Aspach-le-Haut.

 

« Le concours Cristal brilliance awards, lancé mondialement sur l’ensemble des sites du groupe Cristal basé à Jeddah (Arabie Saoudite), reconnaît le talent des salariés dans trois domaines spécifiques : sécurité, innovation et réalisations exceptionnelles » , a expliqué Christian Wendling, le PDG du site thannois, lors de la remise des prix organisée jeudi au foyer Alex à Aspach-le-Haut.

Au total, 70 salariés ont été nominés et des prix ont été remis aux gagnants (3000 dollars) et aux finalistes (1000 dollars). Ces primes exceptionnelles seront versées sur la feuille de paye des lauréats. Les vainqueurs seront ensuite invités à se présenter au concours global du groupe. Le lauréat mondial empochera 10 000 dollars et le finaliste 5000 dollars.

Le PDG et son directeur des ressources humaines, Bernard Gissinger, ont félicité les lauréats thannois et les ont invités à se représenter au concours l’an prochain. Les prix remis cette année récompensent un nouveau procédé appliqué au laboratoire, une économie réalisée dans une fabrication ou un gain de temps pour effectuer une commande.

Éliminer des particules indésirables

Le groupe saoudien Cristal, n° 2 mondial du dioxyde de titane, emploie 4000 personnes à travers le monde et son usine thannoise a embauché 21 salariés cette année. Parmi les lauréats, Jérémy Ehret, 27 ans, fait partie de ces nouveaux employés hautement qualifiés. Il a remporté le prix de l’innovation pour avoir conçu un traitement chimique destiné à éliminer des particules indésirables lors de la production de dioxyde de titane.

Pour sa part, Hubert Menet, responsable qualité, a été primé pour sa contribution à la mise au point d’un système équipant les filtres des cheminées des centrales thermiques.

Par ailleurs, une équipe travaille sur un nouveau procédé destiné à dépolluer l’ancienne usine du Havre.

 

Gastronomie Restaurateurs et éleveurs, main dans la main

le 24/11/2013Les restaurateurs du Sundgau et du pays Thur Doller ont réceptionné le livre de recettes à la mairie de Thann.  Photo M. T.

Les restaurateurs du Sundgau et du pays Thur Doller ont réceptionné le livre de recettes à la mairie de Thann.  Photo M. T.

 

La présentation du livre de recettes « Mijoter comme un chef » s’est déroulée à la mairie de Thann en présence des restaurateurs, des éleveurs et administrateurs des territoires Thur Doller et du Sundgau.

 

L’ouvrage contient une cinquantaine de pages magnifiquement illustrées et les recettes concoctées par 23 restaurateurs installés en Sud Alsace. Sa mise en vente en librairie et dans les salles de restaurant est l’illustration d’une belle réussite, fruit d’un partenariat exemplaire entre éleveurs et chefs de cuisine qui, sur deux territoires voisins, se sont tendu la main. « Roti de porc en cocotte gratiné au munster », « Millefeuille d’agneau aux saveurs de Provence », « Brochettes de jeune bovin mijotées à la hongroise »… figurent parmi les recettes déclinées à partir de morceaux à cuisson lente.

« Tous ces professionnels sont ravis de coopérer et se retrouver ici dans une bonne ambiance » relève Sonia Levêque, directrice du syndicat mixte qui a suivi ce partenariat dans le Pays Thur Doller.

Après le mot d’accueil de Jean-Paul Omeyer, président du Gal (Groupement d’action locale), Gérard Landemaine, son homologue pour le Gal du Sundgau, a rappelé les principales étapes d’un projet soutenu par les deux territoires Thur Doller et Sundgau, le programme européen Leader, la chambre d’agriculture, la région Alsace et le conseil général du Haut-Rhin. Ce projet prévoit la constitution d’un groupement de 15 éleveurs en GIE, d’un cahier des charges pour garantir la qualité de la viande, d’une centrale de réservation sur internet, d’un livre de recettes par les restaurateurs du Sud Alsace déclinant les viandes présentées dans les caissettes commercialisées…

Caissettes à commander

À ce titre-là, ce livre de recettes marque un événement culinaire et un tremplin pour l’élevage local et l’abattoir de Cernay. Un point de départ aussi : depuis fin d’octobre, les commandes de caissettes de viande sont assurées. Concrètement, chaque particulier pourra ouvrir un compte en ligne en se connectant sur le site www.terre-elsass.fr ou par téléphone au 03.89.75.89.89.

La caissette réservée (après l’abattage de l’animal), contient des morceaux nobles et des morceaux à cuisson lente. Il s’agit de 10 kg de viande de bœuf, de porc ou de veau (ou 5 kg de poulain et entre 8 et 11 kg d’agneau).

Chaque morceau de viande est calibré (une famille de quatre personnes réalise une dizaine de repas), découpé et mis sous vide pour le conserver au congélateur.

Le site internet situe le point de livraison : par exemple pour le bœuf bio : les caissettes précommandées entre le 25 novembre et le 1er décembre seront disponibles le 5 décembre à la Ferme Better à Aspach-le-Haut entre 17 h et 18 h 30.

Le livre de recettes « Mijoter comme un chef » est vente à 21 € dans les librairies ou auprès des restaurateurs. Il sera offert aux premiers clients de caissettes.

Thann Le mariage de la truffe et des meilleurs crus du Rangen

le 26/11/2013La délégation de Turckheim, conduite par Léonard Humbrecht (au centre) encadré par Tino Calligaro (à gauche), Michel Habib et Eugène Schnebelen, lors de son récent passage à Thann. Photo M.T.

La délégation de Turckheim, conduite par Léonard Humbrecht (au centre) encadré par Tino Calligaro (à gauche), Michel Habib et Eugène Schnebelen, lors de son récent passage à Thann. Photo M.T.

 

Samedi, le viticulteur Léonard Humbrecht et une délégation de Turckheim ont fait honneur à une invitation thannoise.

 

« Le riesling du Rangen de Thann a été classé, dans le guide Laffont 2014, premier vin de France sur une sélection de 200 crus parmi les plus prestigieux. Falstaff, le guide vinicole allemand, a, pour sa part, retenu le riesling Brand 2011 en tête de classement ! » Le point commun de cette double distinction transfrontalière, c’est la maison Zind-Humbrecht, réputée depuis plusieurs siècles à Turckheim, qui exploite, depuis 1977, plusieurs parcelles sur le coteau du Rangen. Léonard Humbrecht appartient depuis quelques décennies à cette lignée de viticulteurs qui, par leur savoir-faire ancestral, ont redonné ses lettres de noblesse mondiale au prestigieux vignoble de la cité de Saint-Thiébaut. Ce classement conforte la réputation des grands crus thannois, bien au-delà de la région. C’est pourquoi l’exploitant, installé près de Colmar, en a fait l’annonce samedi à midi, au restaurant du Caséus, avec une légitime fierté. Il était accompagné par les habitués du Stammtisch, dont le maire de Turckheim, Jean-Marie Balduf. C’était l’occasion pour eux de trinquer avec Michel Habib, premier adjoint au maire de Thann, et Eugène Schnebelen, président du Syndicat viticole de Thann et environs. La dégustation de ce nectar « à la robe jaune aux reflets légèrement verts, au bouquet extravagant », a d’autant mieux renforcé les liens entre les deux cités alsaciennes qu’elle était prolongée par les plaisirs de la table. Pour satisfaire les papilles des invités, les pendules s’étaient mises à l’heure italienne. Sur l’assiette, on a servi de la charcuterie de l’Ombrie, une porchetta farcie, des pâtes et fromages aux truffes de Gubbio. Des truffes sorties du panier de Tino Calligaro, pas étranger aux liens tissés entre Thann et la cité italienne, qui s’est fait un plaisir de régaler Léonard Humbrecht.

Thann Petit-déjeuner « en paix » sur le quai de la gare

  

Sur le quai de la gare de Thann, Carole Bernardy (à droite) explique aux voyageurs les nouvelles offres de transport, en partageant le petit café du matin , offert mardi par la SNCF.Photo M.T.

Sur le quai de la gare de Thann, Carole Bernardy (à droite) explique aux voyageurs les nouvelles offres de transport, en partageant le petit café du matin , offert mardi par la SNCF.Photo M.T.

  Mardi matin, l’équipe SNCF de la ligne TER Mulhouse-Kruth a organisé une rencontre instructive et appréciée des clients.

 « Vous venez d’où ? N’hésitez pas à vous servir en café, chocolat chaud et croissants ! » La pendule de la gare indique 7 h 40, mais depuis 5 h, ce matin-là, Carole Bernardy, chargée de mission au service transport régional de voyageurs, est sur le quai et interpelle les clients. L’un d’eux, Julien Coutherut, débarque de Lutterbach et s’apprête à rejoindre, avec six autres passagers, son travail à l’Esat du Rangen. À l’évidence, tout se passe bien et dans la fraîcheur matinale, ce petit-déjeuner offert par la SNCF est plutôt apprécié.

Quelques minutes plus tard, le couple Berna, parti de Bitschwiller-lès-Thann, stationne sa voiture sur le parking de la gare et se prépare à prendre le prochain train, à 8 h 03, pour Mulhouse : « Nous ferons quelques courses avant d’aller chez le médecin » , confie Véronique Berna. Pendant la pause-café, Carole Bernardy leur explique les différents services proposés, par exemple la formule Attitude, qui permet de circuler à Mulhouse ou Strasbourg avec différents modes de transport (bus et tram), en utilisant le même ticket. « Le week-end, nous proposons également la carte Reflex, qui, elle aussi, permet d’appréciables réductions » , ajoute la représentante de la SNCF.

Automate en panne

8 h 12. Le tableau d’affichage indique ce prochain départ du tram train. Édouard Cousin, journaliste à la rédaction locale de L’Alsace , à Mulhouse, s’apprête à son tour à prendre le train. Mais, patatras ! Le distributeur automatique de titres de transport est en panne… « Dans ces cas, il n’y a pas de quoi s’inquiéter. La machine hors service est signalée à Lutterbach et le contrôleur vend les billets dans le train » , explique Paulo Oliveira, directeur de ligne SNCF.

Des trains, sur cette ligne Mulhouse-Kruth, il y en a près d’une vingtaine le matin, entre le tram-train (toutes les 30 minutes) et le TER (toutes les heures), sur une seule voie. « Depuis la mise en service du tram-train, en décembre 2010, le trafic atteint 110 trains par jour. Les problèmes sont bien moins importants qu’au début. Nos modes de transport semblent convenir à diverses sortes de clientèle », admet Paulo Oliveira