Vieux-Thann Un consensus est trouvé sur les rythmes scolaires le 05/06/2014

Une centaine de personnes ont assisté à la réunion sur les nouveaux rythmes scolaires. Photo M.T.

Une centaine de personnes ont assisté à la réunion sur les nouveaux rythmes scolaires. Photo M.T.

 

Les élus de Vieux-Thann ont invité les parents, les enseignants et responsables du périscolaire à une réunion sur les nouveaux rythmes scolaires, au Mille-club. À l’issue des débats, les horaires ont été définis.

 

 

 

Si l’on en juge par l’affluence et la vivacité des débats, parfois houleux, le nouveau décret qui sera appliqué à la rentrée, inquiète et interpelle bon nombre de familles.

Face à l’auditoire, le maire Daniel Neff, assisté par François Scherr, premier adjoint, Michel Jolly, adjoint à l’éducation et à la petite enfance, et Nicole Hoareau, directrice du périscolaire, a recadré la nouvelle organisation du temps scolaire. « Ce dispositif, imposé aux municipalités, va peser sur les finances de la commune. C’est à elle d’assurer les animations des nouvelles plages horaires » , a relevé le maire.

Un fonds d’amorçage, qui ne couvre que le tiers des dépenses, sera débloqué à hauteur de 50 € par enfant, mais uniquement la première année. Il va bien falloir ensuite recruter enseignants, animateurs sportifs et autres volontaires qualifiés pour l’encadrement. « C’est un sujet brûlant , reconnaît Michel Jolly. Beaucoup de communes n’acceptent pas le décret. Mais Vieux-Thann est bien décidé à l’appliquer car le temps presse. Une rencontre avec le rectorat a lieu ce jeudi et les horaires devront être transmis le 6 juin. »

Le projet d’horaires suivant a été établi pour les écoles Coccinelles, Prévert et Anne-Frank : 8 h à 11 h 30 puis 13 h 45 à 15 h 30 les lundis, mardis, jeudis et vendredis ; 8 h à 11 h le mercredi. Pour la Sapinette : 8 h 15 à 11 h 45 et 14 h à 15 h 45 durant les quatre jours pleins et 8 h 15 à 11 h 15 le mercredi.

Tollé dans la salle

Cette proposition a aussitôt soulevé un tollé dans la salle. « Le conseil d’école du 28 janvier avait proposé d’autres horaires. Mais aucun élu et membre du personnel n’est venu », s’emportait une maman d’élève.

En fin de compte, c’est le projet énoncé par le conseil d’école du 28 janvier qui a été adopté à une nette majorité. Il implique des décalages de dix minutes les après-midi (13 h 35 à 15 h 20) pour Les Coccinelles, Prévert et Anne-Frank. À la Sapinette, l’accueil se fera le matin à 8 h 10.

« Nous avions besoin de ce consensus, admet François Scheer. Mais se pose ensuite le problème des activités postscolaires. Nous ferons des propositions aux associations avant la fin de l’année scolaire. Vous saurez à quoi vous en tenir à la rentrée ! »

Autre contrainte : « Notre périscolaire est sous la tutelle de Jeunesse et Sport et de la Caf. Les horaires doivent être préservés », rappelle Pascale Roog, directrice générale des services à la mairie

Thann Le milieu carcéral en débat à la mairie le 28/10/2013

De gauche à droite : Thierry Moser, avocat, Marguerite Rodenstein, animatrice d’un atelier d’écriture à la maison d’arrêt de Colmar et Christian Kessler, dessinateur et ancien détenu.  Photo M.T.

De gauche à droite : Thierry Moser, avocat, Marguerite Rodenstein, animatrice d’un atelier d’écriture à la maison d’arrêt de Colmar et Christian Kessler, dessinateur et ancien détenu.  Photo M.T.

 

Débat riche vendredi soir, autour de la question de la détention et de ses suites.

 « L’emprisonnement et les peines infligées par les tribunaux sont des sujets difficiles, souvent utilisés comme filon électoral, il faudrait que nous arrivions à en parler de façon raisonnable… » a prévenu Maître Thierry Moser, avocat mulhousien, face à l’assistance qui a rempli vendredi la salle d’honneur de l’hôtel de ville de Thann.

Raisonnables ? C’est le moins que l’on puisse dire pour qualifier cette soirée en tous points réussie, organisée par la section Thann-Cernay de l’Alliance Française. Elle était animée, ce vendredi soir par Louis Griffanti, son président.

Informations claires de Maître Moser, qualité des échanges avec le public, témoignages précieux d’anciens jurés ou détenus, en présence de plusieurs élus : Charles Vetter, Gilbert Stoeckel, adjoints au maire à Thann et Jean-Paul Welterlen, maire d’Uffholtz… se sont succédé pendant plus de deux heures.

L’idée d’un tel sujet a germé suite à l’exposition intitulée « Derrière les murs, des êtres vivants » qui s’est déroulée ce printemps dans le hall de la mairie de Thann. La présentation associait les clichés saisis par Jean-Marc Hédouin, photographe professionnel et les paroles exprimées par les détenus recueillis par Marguerite Rodenstein qui anime depuis plus de 20 ans un atelier d’écriture à la maison d’arrêt de Colmar.

Son engagement bénévole, elle le destine à la réinsertion des détenus afin d’éviter la récidive. « Traitons-les comme des êtres humains et non comme des pestiférés ! » a soutenu à son tour Thierry Moser, car la plupart des d’entre eux méritent « un horizon de réhabilitation ! Notre pays est condamné, par la cour européenne, pour la surpopulation pénale » a-t-il ajouté en déplorant le manque de moyens mis à la disposition de la justice.

Une justice qui hésite entre le tout répressif et son contraire, une politique trop permissive. Thierry Moser, lui, défend une philosophie pénale à laquelle il ne faudrait pas dévier : « Il y a des situations médianes… Nous devons nous intéresser au sort des détenus, sinon cela va nous retomber à la figure ! »

Marguerite Rodenstein était accompagnée par Christian Kessler, sorti récemment de la centrale d’Ensisheim après plus de 20 ans d’emprisonnement. Celui-ci a travaillé dur pour s’épanouir, non pas dans l’écriture, mais dans le dessin. « J’ai eu la chance de croiser sur mon chemin et en prison, plusieurs personnes qui m’ont tendu la main » a-t-il confié. Sous le pseudo de Chriske, il expose régulièrement ses caricatures dans la région, illustre l’actualité dans plusieurs journaux et défend les droits de l’homme en prison

Conférence Derrière les murs, des êtres humains…

le 20/10/2013

Pour illustrer le débat, les photos de Jean-Marc Hédouin, auteur d’un reportage sur la maison d’arrêt de Colmar, seront projetées sur écran.   DR

Pour illustrer le débat, les photos de Jean-Marc Hédouin, auteur d’un reportage sur la maison d’arrêt de Colmar, seront projetées sur écran.   DR

 

L’Alliance française de Thann-Cernay propose, vendredi 25 octobre à l’hôtel de ville de Thann, une conférence-débat sur l’univers carcéral, avec pour invités Marguerite Rodenstein, animatrice d’un atelier d’écriture à la maison d’arrêt de Colmar, et Thierry Moser, avocat pénaliste réputé.

 « Si seulement je pouvais revenir en arrière, pour gommer ce qui m’a amené ici, hier ! Jamais je n’aurais pensé, que moi aussi, un jour, je serais enfermé… » : ces mots sont extraits du fascicule Derrière les murs, des êtres humains. Ils ont été écrits par un détenu. L’extrait s’intitule Remords. Vendredi 25 octobre, lors d’une conférence à l’hôtel de ville de Thann, d’autres témoignages : Pardon, Regrets, Pardon et liberté … seront lus par des comédiens pour illustrer l’engagement de Marguerite Rodenstein. « Depuis plus de vingt ans, à la maison d’arrêt de Colmar, j’anime des ateliers d’écriture. Pour les détenus, c’est un moment de liberté avec les mots, un moment d’écriture qu’on partage , a-t-elle confié. Ils peuvent jeter sur le papier ce qu’ils veulent. Je ne leur demande jamais pourquoi ils sont là. Ils parlent pour se soulager ou pour savoir comment je vais réagir. Le plus difficile pour moi, c’est d’avoir une écoute bienveillante, sans rentrer dans leur jeu. Mon travail, c’est qu’ils arrivent à prendre conscience de leurs actes », explique-t-elle. « Le message que j’essaie aussi de faire passer, c’est que personne n’est à l’abri. »

Me Thierry Moser confirme ce point de vue. « En prison, en dehors de la grande criminalité organisée, on trouve des gens ordinaires, dont la vie a basculé à un moment ou à un autre » , souligne l’avocat mulhousien. « La conception sécuritaire évolue selon les époques. Aujourd’hui, avec la loi Taubira, on aborde une nouvelle philosophie pénale. C’est un sujet compliqué, polémique, car les gens ont souvent des opinions tranchées. Il faut l’aborder sans passion, en prenant le temps de réfléchir » , explique Me Moser. « L’angélisme à tous crins, c’est de la folie furieuse. Mais la répression à outrance, ce n’est pas jouable non plus. On ne peut pas exclure totalement des gens de la société » , affirme-t-il. Le débat est ouvert : faut-il punir ou favoriser la réinsertion ? « Nous sommes en plein dans l’actualité » , admettent Marguerite Rodenstein et Thierry Moser.

Y ALLER Conférence-débat vendredi 25 octobre à 20 h 30, à l’hôtel de ville de Thann, ouverture des portes dès 20 h. Les questions peuvent être transmises avant la conférence, sur alliance-thann@orange.fr ou déposées par écrit à l’entrée de la salle. Renseignements au 06.88.19.29.98. Entrée libre, plateau.

Juin 2013

 

Thann Une exposition où s’exprime la parole des détenus

le 24/05/2013
Marguerite Rodenstein anime un atelier d’écriture à la Maison d’arrêt de Colmar. Photo M. T.

Marguerite Rodenstein anime un atelier d’écriture à la Maison d’arrêt de Colmar. Photo M. T.

L’exposition de textes et photos « Derrière les murs, des êtres humains », qui se tient actuellement à l’hôtel de ville de Thann, est consacrée au monde pénitentiaire. À voir jusqu’au 1er juin.

 

Si le visiteur demande à s’entretenir avec l’artiste durant l’expo, c’est peine perdue. Les textes exposés à la mairie sont écrits par les détenus de la maison d’arrêt de Colmar. Ce travail a été effectué dans l’atelier d’écriture animé bénévolement depuis plus de seize ans par Marguerite Rodenstein.

Dotée d’un solide bagage en littérature et d’un regard pétri d’humanité, elle a compilé des textes rédigés par les détenus, parfois illustrés par des dessins de leurs propres enfants ou ceux des gardiens. Au total, dix ouvrages intitulés Paroles libérées ont déjà paru. Plus récemment, l’idée a germé de compléter les témoignages écrits des détenus, par un reportage photo confié à Jean-Marc Hédouin, professionnel. Au total, 40 photos en noir et blanc sur cadre noir montrent de manière accablante la détention préventive de la maison d’arrêt de Colmar : « La promiscuité (180 détenus pour 120 places), le manque chronique de moyens de l’administration pénitentiaire et des services de probation, la faiblesse des accompagnements pédagogiques et sanitaires, réduisent malheureusement le rôle de la prison à sa fonction d’enfermement et de punition , constate Marguerite Rodenstein. L’essentiel que devrait être la préparation au retour dans la vie en société est la portion congrue de notre politique carcérale. »

Après moult difficultés, Jean-Marc Hédouin a obtenu de l’administration pénitentiaire l’autorisation de réaliser son reportage, il a photographié l’univers carcéral : exercices de musculation, ambiance en cuisine, barreaux, portes, confection d’articles de carnaval… Impossible de s’imprégner des visages des détenus qui, par mesure de précaution, sont floutés.

Jeter sur le papier ce qu’ils ont dans les tripes

Ces détenus sont souvent handicapés par l’illettrisme ! Comment, malgré cela, parvenir à libérer l’expression et l’écriture ? « Je les incite à jeter sur le papier ce qu’ils ont dans les tripes. » Et pour une minorité, ça marche : 2 ou 3 heures hebdomadaires pour 4 à 10 détenus. Certains viennent durant toute leur période de détention. « L’un d’eux, à présent libéré, m’envoie des textes par mail tous les dimanches soirs », confie Marguerite Rodenstein qui à l’évidence, est ravie de présenter les ouvrages de tous ces auteurs anonymes mais libérés d’une certaine manière par la profondeur et la qualité de leurs témoignages.

Marguerite Rodenstein est membre de l’association Espoir à Colmar, présidente de l’Association éducative, sportive et d’aide aux détenus de la maison d’arrêt de Colmar et membre de la commission nationale Justice et aumônerie des prisons.

COMMANDER Par mail le livre « Derrière les murs, des êtres humains » : marguerite.rodenstein@orange.fr. Prix : 10 €.

Mai 2013

Willer-sur-Thur Odile Greiner, prof de chant, sur Thur Doller TV le 10/05/2013

 

Odile Greiner (à g.), interrogée sur le plateau par Nathalie Schnoebelen. Photo M.T. Odile Greiner interrogée sur le plateau par Nathalie Schnoebelen (à droite)  Photo Michel Tschann

Odile Greiner (à g.), interrogée sur le plateau par Nathalie Schnoebelen. Photo M.T. Odile Greiner interrogée sur le plateau par Nathalie Schnoebelen (à droite)  Photo Michel Tschann

La journée était bien chargée samedi dernier pour Odile Greiner, professeur de chant à Thann, et sa plus jeune élève, Julie Menet. Elles ont répondu à l’invitation de Thur Doller TV et le soir, ont participé à une audition à Thann.

Manifestations, expositions, nouveautés sur le plan social et économique… chaque début de mois offre son lot d’événements dans la vallée de la Thur. Pour s’en convaincre, il suffit de se connecter à Thur Doller TV, la chaîne télé de proximité visible sur internet.

Les annonces, débats et reportages sont regroupés, au début de chaque mois, dans l’émission animée par Pascal Ferrari depuis son studio Active Média, installé Willer-sur-Thur.

Samedi, il était assisté par Sylvain Schreiner, journaliste à Télé Doller, Nathalie Schnoebelen, chef de projet Clubincom, et Mélasse, animateur. Parmi les invités sur le plateau figurait Odile Greiner, professeur de chant à Thann. « Y a-t-il des gens qui chantent faux ? » , interrogeait Nathalie, chargée de l’interviewer. Réponse : « Personne ne chante faux. Mais souvent, on chante mal par manque d’éducation…. La voix, c’est quelque chose d’intime, c’est plus difficile que de jouer d’un instrument. Par le chant, on apprend à respirer correctement, à poser sa voix et ainsi, à prendre confiance en soi et à travailler sur sa personne… On se redécouvre.»

Odile enseigne le chant via toutes sortes de répertoires, de Mozart à Offenbach, mais elle se frotte également à la chanson de variété.

J’ai 25 ans de conservatoire mais je prends toujours des cours !

La fréquence des cours ? Deux fois par mois au minimum, pendant une heure intense… L’idéal serait une fois par semaine. L’apprentissage s’effectue chez Odile Greiner ou chez les élèves. « La voix, ajoute-t-elle, doit toujours être entretenue mais au bout du compte, on attrape le virus. J’ai 25 ans de conservatoire mais je prends toujours des cours ! » Les cours d’Odile Greiner sont de préférence individuels mais elle propose également des formations en duo ou trio. Les auditions ont lieu deux fois par an et à ces moments-là, tous les élèves chantent ensemble. Ils forment un groupe intergénérationnel dont l’âge varie de 13 à 60 ans.

En arrivant sur le plateau de Thur Doller TV, Odile était accompagnée par Julie Menet, sa plus jeune élève : « Julie a une véritable passion pour la musique américaine. Elle s’exerce tous les jours, même pendant les vacances. Elle a eu le déclic en écoutant Michaël Jackson et depuis, elle participe à des concours partout en France. Récemment à Saint-Louis, elle était très bien placée en interprétant One Moment in Time, de Wihtney Houston ». Julie Menet a ensuite dévoilé ses projets à Mélasse, qui anime sa rubrique Tempo.

VOIR L’émission avec Odile Greiner et Julie Menet sera prochainement visible sur Thur Doller TV : http://www.pays-thur-doller.fr/

CONTACTER Odile Greiner, Tél. 06.97.63.34.66. Email : odile.greiner@sfr.fr

Portrait Philippe Ziegler, l’ancien gendarme devenu « maître-chanteur »

le 05/04/2013
Philippe Ziegler chez les Tinoniers  Photo Michel Tschann

Philippe Ziegler chez les Tinoniers  Photo Michel Tschann

Philippe Ziegler, 56 ans, de Leimbach, est un jeune retraité de la gendarmerie nationale très engagé sur le plan associatif. Son parcours, tant professionnel que personnel, est, sur bien des points, très particulier !

Après trente-six ans de service dans la gendarmerie nationale et pas moins de douze déménagements, Philippe Ziegler s’est définitivement fixé dans la maison familiale de son épouse, Pierrette, à Leimbach. « C’est le village où je me suis marié en 1981 », précise-t-il.

L’heure de la retraite arrivée, l’ancien major de gendarmerie allait-il se contenter de cultiver son jardin ou jouer à la belote ? C’est mal connaître Philippe Ziegler qui s’est toujours frotté au monde associatif et à l’animation… Un homme de contact, en quelque sorte.

À son retour au « village des coucous » en 2008, l’équipe municipale n’a pas tardé à le repérer et lui confie aussitôt un poste d’adjoint. Mais bien avant, cet hyperactif, a mis ses compétences au service des Petits chanteurs de Guewenheim de Pierre Schneider, au pupitre des ténors ou pour tenir la baguette du chœur d’hommes.

Philippe voue depuis son enfance une passion au chant. Né en 1957 à Moosch, il a toujours voyagé. Intégré, dès 8 ans, dans une chorale à Champlitte, en Haute-Saône, on le retrouve en 1981 dans les rangs du chœur thannois des Rives de la Thur.

Initié à la forêt amazonienne par René, l’Indien Galibi

Mais le hasard des affectations va conduire Philippe loin de l’Alsace. Et notamment à Iracoubo, en Guyane. « Une expérience fantastique », se souvient-il. « J’ai été initié à la forêt amazonienne par René, l’Indien Galibi, notre piroguier qui m’a demandé de jouer pour le baptême de son fils. Après cela, 40 choristes ont rejoint la chorale où l’ambiance était formidable ».

Le gendarme d’Iracoubo se posera ensuite, en 1988, à Saint-François, sur l’île de la Réunion. Lorsque sa fille s’apprête à fêter sa 1re communion, un problème se pose : personne pour tenir l’orgue… « Mais mon papa est organiste ! » s’écrit Delphine, avant la messe. Et le voilà maître de chapelle et bientôt directeur de la chorale des gendarmes sur les rivages de l’océan Indien.

Il dirigera successivement les chorales de gendarmerie de Mâcon, de l’école de Chaumont et de Strasbourg, où il fonde le chœur Gend’chante.

Au Canada, au Tyrol, ou à la Réunion avec les Petits chanteurs de Guewenheim

Philippe Ziegler a terminé sa carrière avec le grade de major et la fonction de chef secrétaire au groupe de commandement de la compagnie de gendarmerie de Thann qui compte 104 militaires. Auparavant, il était responsable du Centre opérationnel de la gendarmerie du Bas-Rhin à Strasbourg qui comprenait 21 gendarmes.

Lorsque sonne l’heure de la retraite, en 2008, il reste, logiquement, dans le même domaine et devient l’une des chevilles ouvrières des Petits chanteurs de Guewenheim. Il participe à l’organisation des tournées au Canada, à la Réunion, au Tyrol, en Bretagne…

Homme de cœur, il soutient l’association humanitaire de la chorale, les Voix du cœur, chante à la paroisse de Leimbach lors des fêtes et enterrements.

Attiré par le vent marin, il est soliste au sein du groupe Les Tinoniers, mais l’homme a encore bien d’autres facettes : arbitre de foot à la ligue de Franche-Comté et Lafa de 1976 à 1982, imitateur, humoriste…

Rencontres amicales avec Philippe Bouvard ou Raymond Barre

Philippe Ziegler a d’ailleurs eu le privilège de participer aux Grosses têtes de Philippe Bouvard comme auditeur d’honneur. De contact facile et jovial, il s’est créé un carnet d’adresses.

« Je garde d’ailleurs d’excellents souvenirs de mes rencontres devenues amicales avec Raymond Barre lorsque j’étais en poste dans les Dom-Tom… », confie Philippe, heureux grand-père depuis six mois des triplés Antoine, Gabin et Jules.

le 05/04/2013 à 05:00 Michel Tschann

Pays Thur Doller TV: une télé de proximité

Paru le 07/03/2013

Les invités sur le plateau de Thur Doller TV samedi matin. À gauche, Sylvain Schreiner, journaliste à Télé Doller et Pascal Ferrari (à droite).Photos M.T. Les invités sur le plateau de Thur Doller TV samedi matin . A gauche, Sylvain Schreiner, journaliste à Télé Doller et Pascal Ferrari (à droite)  Photo Michel Tschann

Les invités sur le plateau de Thur Doller TV samedi matin. À gauche, Sylvain Schreiner, journaliste à Télé Doller et Pascal Ferrari (à droite).Photos M.T. Les invités sur le plateau de Thur Doller TV samedi matin . A gauche, Sylvain Schreiner, journaliste à Télé Doller et Pascal Ferrari (à droite)  Photo Michel Tschann

Samedi matin, une nouvelle émission de Thur Doller TV a été filmée et diffusée en direct depuis le plateau de Willer-sur-Thur. Consultables sur le net, les vidéos de la web-télé font le point sur l’actualité de proximité et annoncent les manifestations.

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300 émissions consultables sur le net

« C’est une révolution audiovisuelle » , confirme Yves Ridon, un habitué des plateaux des chaînes nationales, venu prêter main-forte. En trois ans, Pays Thur Doller TV a décollé : 300 émissions sont consultables sur le net, et 40 000 pages ont été chargées en février !

Infos par newsletters, vidéos en continu : la web-télé de Willer-sur-Thur a le vent en poupe. Chaque premier samedi du mois, elle balaie l’actualité, fait la promotion d’une manifestation, révèle de nouveaux talents artistiques.